Je ne suis pas une entreprise ! Guide de survie personnelle pour le XXIe Siécle

L’homme avait dominé la Terre, du sol à son air, passant de ses végétaux à ses animaux.

Il était la créature la plus supérieure.
Ce temps était désormais révolu.
Supplantant la domination de l’homme, un organisme plus supérieur dictait à présent la façon d’exploiter la terre, la mer, le ciel et même les hommes…

 

Les entreprises !

 

Ces organismes supérieurs ont domestiqué l’homme comme nous avions soumis le chien à nos volontés et, plus encore, nous formions maintenant une relation symbiotique avec eux. Relation qui n’était pas sans un danger certain pour notre espèce inférieure : symbiotes, nous nous méprenions sur notre nature et finîmes par nous croire à l’image de l’entreprise, oubliant nos réels besoins, pensant que notre vie serait accomplie si on la faisait tenir dans un tableau Excel et qu’on maintenait notre croissance à la hausse.
Cette symbiose unilatérale (l’entreprise, elle, n’avait que du mépris pour la nature humaine) générait quantité de pathologies ; étant donné l’ampleur du phénomène, il nous fallait un consultant de notre espèce, un coach pour nous, humains :

je-ne-suis-pas-une-entreprise
Le postulat précédent n’est pas le nôtre, mais celui de l’excellent faux livre de développement personnel/coaching « je ne suis pas une entreprise de Michel Perreault » . Empruntant les codes des livres de management ou les livres « pour les nuls », il nous a offert quelques belles tranches de rire, mais ne nous leurrons pas : l’auteur est documenté, sa réflexion est dense et il est clairement engagé à nous secouer les puces pour nous sortir de cet unique rôle de travailleur-consommateur.
On en parle aujourd’hui pour le plaisir d’en parler, parce qu’évidemment toutes les thématiques liées au travail nous obsèdent (chômage, management, retard, badge, costume, pouvoir, etc…), que tout point de vue créatif à ce sujet est enrichissant, et parce que sa forme est inspirante tant pour l’attrait qu’elle suscite que par l’horizon nouveau qu’elle nous offre sur nous-même.

 

Nous sommes les chiens satisfaits de notre soumission à l’entreprise

 

Michel Perreault, après nous avoir fait un rappel sur notre soumission à l’autorité (Milgram) et notre conformisme (expérience de Ash), compare notre relation à l’entreprise avec celui d’un chien et son maître : tout comme le chien, nous avons sacrifié notre liberté pour une vie douillette, nous nous plions aux horaires du maître (la résolution de nos besoins passant très largement après la résolution des demandes du maitre-entreprise), nous sommes affligés de tenues ridicules, parfois même forcés d’arborer son nom sur une laisse symbolique (le badge…), nous perdons des aptitudes au profit des seules compétences que requiert le maitre-entreprise (au diable les compétences artistiques, le maitre-entreprise préfère nous occuper à des postes bullshit en droit d’affaires). Et enfin, comme pour le chien, nous sommes obligés d’évoluer dans un monde orienté vers les besoins du maître, façonné pour lui.

 

Et le gouvernement dans tout ça ?

 

Il n’est qu’un médiateur entre les humains et les entreprises. Cependant, ce médiateur n’est pas du côté des pauvres êtres inférieurs que nous sommes : selon Michel Perreault, les gouvernements ont une confiance sans bornes aux capacités des entreprises à sauvegarder l’humanité, ils pensent que le mieux-être des individus passe par le mieux-être des entreprises. Les gouvernements s’engagent donc à protéger l’environnement économique des entreprises au détriment de l’environnement physique des humains ; ils n’hésitent pas non plus à protéger les entreprises des contraintes qui mettraient leur rentabilité en péril plutôt que d’assurer la santé des populations.
Cette alliance s’explique – entre autres -, par la puissance bien plus supérieure de certaines entreprises aux Etats, ainsi que le financement des partis par les entreprises et autres alliances intéressées.

 

Du danger de la symbiose : pathologies

 

À force de vivre dans un monde conçu pour les entreprises, d’y vivre la majorité de son temps, on finit par adopter les valeurs, les croyances et les modes de pensées des entreprises. Par mimesis, l’humain se met à appliquer les stratégies de résolution de problème de l’entreprise à sa vie et se comporte comme une entreprise. Or l’humain est un humain, et cette attitude génère des comportements inadaptés qui virent rapidement à la pathologie, avec toute la souffrance que cela sous-entend. Michel Perreault nous délivre la définition de quelque-unes de ces pathologies (liste non exhaustive) :

 

• anthropomorphisme  : tout comme on peut attribuer des caractéristiques humaines à un animal et finir par le prendre pour un membre « humain » de la famille (« mon fils est devenu propre rapidement, mais il fait énormément de siestes encore. Il me parle énormément, mon bébé d’amour » cette personne parle de son chat) ; l’humain peut confondre l’entreprise avec sa famille (par exemple, il se sacrifie pour elle, vit les vacances comme une trop longue séparation injuste, etc.)

 

• corponomorphisme : à l’inverse de l’anthropomorphisme, le corponomorphisme désigne l’entreprise qui considère l’humain comme une petite entreprise : par exemple, elle pourra trouver totalement déraisonnable voire fou que l’humain n’ait pas fait une planification à long terme de tous les aspects de sa vie, lui reprochera de ne pas investir dans son packaging, de ne pas faire plus de marketing de lui-même. Elle ne comprendra pas cette précipitation avec laquelle il rentre chez lui, alors qu’il gagnerait de l’argent à rester dans l’entreprise et qu’il en perd à être chez lui. À l’inverse, elle applaudit l’humain, qui comme l’entreprise, cherche à perpétuellement croître (faire plus d’argent, acquérir plus, travailler plus, etc.), ne connaît pas la notion de « vie privée » et ne vit qu’au sein de l’entreprise, etc.

 

• Gestionnite : les entreprises ont une foi inébranlable aux vertus d’une bonne gestion. S’il y a un problème, c’est qu’il y a une mauvaise gestion. Tous les coachs et consultants disséminent cette croyance et évidemment, les humains ont rapidement voulu tout « bien gérer », car si un organisme supérieur pensait que c’était la solution à tous les problèmes, cela résoudrait les leurs aussi. Or, on le répète encore, l’humain n’est pas une entreprise. L’atteint de gestionnite gère donc tout : son sommeil, ses enfants, sa culture, sa santé, sa relation conjugale, etc. La gestionnite, s’étant généralisée, a mené à la standardisation des pratiques selon des normes reconnues (généralement par des personnes dites « expertes » amies des plateaux TV/médias, mais qui ne sont pas forcément reconnues des milieux universitaires/scientifiques) : l’adulte doit dormir 8 heures par jour et s’il est fatigué, c’est qu’il gère mal son sommeil ; l’enfant commençant à manger solidement ne doit pas commencer par des morceaux mais une semaine de carotte pures en bouillie, une autre semaine de poireaux purs, etc. et s’il n’aime pas ça, a commis le drame d’avoir mâchouillé un vrai haricot non en purée, c’est que vous avez mal géré ; la personne âgée doit s’entraîner cérébralement avec des logiciels dédiés à cette fonction et si elle a des problèmes de mémoire, c’est qu’elle a mal géré son entretien cérébral ; etc. Les atteints de gestionnite « croient que si l’on inscrit le bonheur dans une charte, il va se réaliser conformément aux étapes prévues ». Cette croyance amène beaucoup de déconvenues, y compris pour les entreprises…

 

• Structurite : elle se manifeste par la tendance compulsive à modifier sans cesse la structure de l’organisation. On change la forme de l’open-space, on change la place des employés, on change le mobilier, on déménage, on réaménage, etc. Chez l’individu, la structurite est proche de la croyance magique qui consiste à croire qu’un achat (un canapé, un smartphone, un survêtement…) va résoudre tous les problèmes (le survêtement va me rendre plus sportif, un canapé rendra mes soirées plus chaleureuses, etc.). Elle peut s’exprimer par une tendance à vouloir sans cesse déménager, changer la décoration, changer tout le mobilier ou sa garde-robe, etc. C’est une tendance compulsive qui sert particulièrement les entreprises – du point de vue consommateur – de par les dépenses qu’elle sous-entend.

 

• Formatite : l’entreprise a cette croyance qu’il n’y a pas de mauvais outils, il n’y a que des mauvais ouvriers ». Elle engage donc de nombreuses formations pour changer ses subordonnés, par exemple :

WISE est un institut qui délivre des formations et qui a déjà formé de nombreux employés d’entreprises telles que : Volkswagen, Lancôme, NCR, SNCF, UAP, Data Général, Capri, Euromarché et OA… Rent a car, en Belgique, a pris des formations pour ses employés, chez U-Man, une organisation liée à WISE et celle-ci était particulièrement consciente de la nature de ces formations : en effet WISE veut dire « World Institute of Scientology Enterprise » et la formation est 100% scientologue (pour infos, les scientologues sont quantophrènes, ils arrivent même à quantifier et mettre en statistique l’éthique). Dans un reportage la journaliste interroge rent-a-car :
« – C’est un problème pour vous que cette société soit liée à la scientologie ?
– Pour nous, non.
– Ils ont des bonnes formations en fait ?
– Oui, ils ont de bonnes formations, vraiment ! » SOURCE

Comme pour le dressage des chiens, les humains ont rapidement compris que le maitre-entreprise est parfait, qu’il ne fait jamais d’erreurs de jugement donc qu’il a toute autorité pour le corriger, lui dicter ce qu’il doit être, ce qu’il doit apprendre à faire, comment il doit le faire, ce qu’il doit améliorer ou abandonner, etc.
Les gouvernements ont également compris cette volonté des entreprises à vouloir modifier les humains selon ses besoins et favorisent uniquement les matières les plus rentables pour l’entreprise : la formation d’employé est privilégié à celle de citoyen ou encore de ces inutiles artistes/intellectuels/chercheurs.
La formation, à l’instar de la gestion, est considérée comme la solution à tous les problèmes :

La caisse d’épargne a été condamnée pour son utilisation du benchmark : en effet, dans chaque agence, les performances des employés étaient calculées heure par heure, comparées entre eux et entre agence. Chaque baisse était objet de réprimande et ceux en tête de classement vivaient dans la crainte de retomber. Il y a eut des suicides, du harcèlement moral entre d’autres graves conséquences de ce système statistique tyrannique. Après avoir été condamnée, la caisse d’épargne a trouvé La solution : former ses employés aux risques psycho-sociaux. Mais ils n’ont pas remis en question le benchmark, car il n’y a pas de mauvais outils, que des mauvais employés mal formés. Sources : envoyé spécial 28/02/13 ; temoignages ; actus )

Et quand une formation ne produit pas les résultats escomptés, l’entreprise fait faire une autre formation à l’employé : qu’importe son contenu (stage de rire, stage où l’on tue des chatons, programmation neuro-linguistique durant un accro-branche, chamanisme, formatage scientologue…) elle est considérée comme utile, pertinente.
D’un point de vue humain, la formatite est une tendance adoptée quand l’individu se sent incapable de concilier ses aspirations personnelles et les exigences de l’univers dans lequel il évolue. Se sentant incompétent à jouir de la vie et de profiter de l’abondance des ressources qui les entourent, ils auront tendance à se remettre en question et à chercher des moyens pour devenir de meilleures personnes (ou réussir à mieux se « gérer »). Par exemple, elle va consommer quantité de livres de développement personnel avec des recettes miracles pour trouver le bonheur/le conjoint ideal/l’équilibre alimentaire/la productivité au travail ; elle va chercher des coach – ou maître-qui-dit-quoi-faire – comment-être dans les magazines, les manuels, la télévisions, les articles…

• promotite : face à des difficultés, pour vendre un produit par exemple, l’entreprise va penser qu’il s’agit d’un problème de communication. Elle va donc accroître les mesures liées au marketing, à la publicité, à l’aspect extérieur du produit (packaging, slogan, storytelling, association à des événements, création d’événements marketing…). Le produit ou service en lui-même n’est pas remis en question, les actes de l’entreprise ne sont pas questionnés :

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 Mcdonald’s tente depuis quelques années de se faire une belle image classe, écolo : changement de design du logo, des restaurants, campagne pub infographique prouvant leur effort (réduction du plastique dans leur emballage…), campagne pub montrant que les employés sont heureux,etc. Mais au fond, un bigmac reste un bigmac, la façon de le servir reste la même (avec toute la quantité de déchets que cela suppose), l’organisation néo-schizo-taylorienne reste toujours de vigueur (c’est un mode de fonctionnement taylorien moderne qui repose sur des contradictions totales telles que : travailler tout le temps en équipe mais être évalué individuellement ; l’autonomie est demandée mais les initiatives même minimes de l’employé sont réprimandées car on veut qu’il obéisse strictement aux ordres, ce qui est à l’opposé de l’autonomie ; etc).

L’individu va lui aussi adopter ce raisonnement : il pense que les difficultés ne résident pas dans l’environnement, ni dans la capacité à le transformer ou s’y adapter ; par « promotite », il pense qu’il n’est pas reconnu à sa juste valeur alors il va s’autopromotionner, changer son packaging, son slogan…

Facebook est l’outil par excellence de la promotite ; par exemple pour des vacances à l’étranger, l’objectif numéro un sera de faire un maximum de photos et selfie dans des lieux touristiques/esthétiquement beaux. Le vécu, le ressenti, les rencontres sont strictement sans importance, il s’agit de faire envier sa situation, d’augmenter son image de marque, de gonfler son apparence auprès des amis, d. Les photos seront belles, les vacances, elles, pourries, mais cela personne ne le verra. Source :  « Facebook m’a tuer » de Thomas Zuber et Alexandre des Isnards.

 

 

Que faire ?

 

Michel Perreault propose quelques solutions face à l’emprise de l’entreprise : réinvestir le rôle de citoyen notamment celui d’électeur ; diminuer les risques de propagation en consacrant moins de temps à l’entreprise ; en décontaminant son espace personnel, en fréquentant moins les commerces, en améliorant sa résistance physique et mentale et en agissant sur les causes des problèmes et non les symptômes.
Pour notre part, on considère qu’il faut également rompre notre liaison fusionnelle avec la société de consommation et viser un maximum l’autonomie dans tous les domaines ; on parle notamment dans notre article sur le chômage.

Nous pensons également qu’il est possible de créer des entreprises réellement humaines et qu’il faut les privilégier aux autres ; une solution à l’emprise des entreprises serait donc des « contre-entreprises »  résolument humaines et mettant en place un management sain.

Sources à propos des exemples de formations-formatantes :

  • Le coût de l’excellence, Nicole Aubert et Vincent de Gaulejac
  • Agir contre le harcelement moral au travail, elisabeth Grebot
Viciss Hackso Écrit par :

Attention, atteinte de logorrhée écrite et sous perfusion de beurre salé. Bisounours destructrice de choux-fleurs à temps partiel.

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52 Commentaires sur "Je ne suis pas une entreprise ! Guide de survie personnelle pour le XXIe Siécle"

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grumeau.couillasse
Invité

Salut,
j’approuve ce cheminement d’idées et vous fréquentant depuis peu, tiens à dire que vos articles sont agréables à lire.
Cordialement,

Equipehackingsocial
Membre

Merci et bienvenue sur le blog ! Formidable pseudo que voilà 😀

lecorpslamaisonlesprit
Invité

Un article très intéressant qui m a donné envie de commander le livre 🙂

Equipehackingsocial
Membre

Merci ! Le livre est vraiment excellent, il y a des exemples « pratiques » à mourir de rire dedans. Au plaisir !

lecorpslamaisonlesprit
Invité

je veux bien te croire 🙂
je lis et je te fais un retour !

Michel Beluet
Invité

Éliminer le travail et l’argent…tout un programme ! paradism.org

trackback

[…] ; un drôle de site trouvé en commentaire chez Hacking Social Blog, qui rebondit avec vigueur sur le j’aime l’entreprise du bon Manuel, et franchement, ça se […]

Vlad
Invité

Intéressant point de vue ! Je suis un peu bourrin, je ne lis que les bouquins avec des images dedans mais ma foi je me laisserais bien tenter par celui-ci. Ça a effectivement l’air d’être bien drôle. Et pis j’adore tout ce qui peut foutre en l’air l’auto-proclamation de l’homme -centre de l’univers-. Il suffit que la machine à laver ne soit pas à niveau pour qu’une bête force centrifuge vous éjecte toutes les croyances et suffisances dans l' »ailleurs », quant à nous, et bien nous restons alors plaqués contre les parois d’une lessiveuse qui nous dépasse.

MédefMan
Invité
La France est foutue! Heureusement que votre blog n’est pas très suivi, car à vous lire les générations à venir risquent d’être perdues. Perdues, oui, c’est le terme exact. Vous n’êtes que des empêcheurs de tourner en rond. Oui, tourner en rond, car la vie des adultes est un cercle vertueux. L’adulte travaille pour une entreprise, qui en retour le rémunère (en général au-delà de ses compétences, mais il faut savoir être « peuple » quelquefois), argent qui lui permet d’acheter des produits manufacturés que lui ou son voisin aura assemblé/construit/produit; avec le surplus d’argent, il pourra élever ses enfants dans l’idée… Lire la suite »
Sigmund Ravenburger
Invité
Bonjour, je ne vous salue pas non plus, mais je me permets de vous susurrer un cri dans l’oreille: « BRAVO! ». Non, détrompez-vous, je ne dis pas bravo à cet article ignoble, mal écrit, inexact jusqu’à la moindre intervalle de lettres, qui ne mérite pas qu’on le lise (d’ailleurs je ne l’ai pas lu, ça vous apprendra à écrire des bêtises), mais pour félicitez MédefMan que je trouve bien sympathique. OUI! Sympathique, car voyez vous je suis moulé en matière humaine, et la sympathie que je délivre gratuitement à l’égard de mes semblables est réelle, mais à l’égard de mes semblables… Lire la suite »
MédefMan
Invité
En tous cas, moi, je ne vous salue pas! Où vous croyez-vous? Vous êtes encore un de ces tripatouilleur de neurones qui se prend pour Freud. Freud est une erreur, un bug dans le systême, un anachronisme qui fait plus de mal que de bien. S’il était encore vivant on aurait pu lui régler son compte et le faire passer pour ce qu’il était: un opportuniste qui c’est engouffré dans le seul endroit que la médecine n’avait pas encore explorée: le cerveau, et l’esprit. Problême, il souffrait lui aussi d’un grand nombre de pathologie, donc ses conclusions sont nulles, malheureusement… Lire la suite »
Sigmund Ravenburger
Invité
Mauvais soir, Malgré tout le respect que je vous porte, bien trop lourd pour que je puisse vraiment le mettre sur mes épaules, je ne vous permets pas d’insulter Freud! C’est l’un des hommes les plus exquis de notre histoire. Sachez qu’il a un siècle d’avance et demi d’avance sur nous car il est né en 1856 (calculez si vous le pouvez, ça fait un siècle et demi, j’ai vérifier deux fois, à condition d’arrondir un peu), la même année que le brillant Tesla qui a inventé l’électricité (avant ça n’existait pas, les éclairs d’orage avant que Tesla ne les… Lire la suite »
grumeau.couillasse
Invité

Une magnifique interprétation par MedefMan du bête-et-méchant ! On ne peut qu’applaudir à cette démonstration théâtrale ! quel talent !

MédefMan
Invité
« quel talent ! » Merci! Cependant je crois discerner une point d’humour. C’est bien, c’est un bon point l’humour. Il en faut dans les entreprises. Mais l’humour salariale doit rester au niveau de la masse salariale. En aucun cas, la hiérarchie ne doit se mêler aux calembredaines des employés; de toute façon, ils ne comprendraient pas cet humour… Je n’ai moi-même jamais compris l’humour des masses laborieuses. L’histoire du serpent et du petit lapin me passe au-dessus de la tête; paraîtrait que c’est une parabole…à condition qu’ils sachent ce que veut dire parabole… C’est pour cette raison que je leur fait… Lire la suite »
grumeau.couillasse
Invité

Mais de rien MedefMan, j’aime les rebondissements et la couleur, votre prose s’inscrit bien dans le décor.
Si vous pouviez remplacer votre stagiaire par un cadre, nous pourrions discuter plus longuement, du moins pourriez vous étaler un peu votre pensée. Le travail ne serait surement pas aussi bien fait mais resterait sans coût , vous auriez dû y songer.
Laissons les masses laborieuses voulez vous ? elles sont autant lamentables que ceux qui en profitent, les gens comme vous, marionnettistes mais comme moi aussi spectateur opportuniste ou tentant de l’être.

MédefMan
Invité
Ahhhh! Enfin! Voilà une personne que l’on peut encore sauver. – Pour commencer: votre pseudo. Quel tempérament! Une façon osée de ce mettre en valeur, de ce distinguer. C’est certes un peu graveleux, mais il faut au moins ça pour se démarquer. Cela change des anciens empereurs romains, des techniciens et autres racourcis du genre « Gull », ou alors,pire que tout Viciss! Rien à voir son gravatar et son pseudo on sait tout de suite à qui on a à faire… Et je ne vous parle pas de ceux qui viennent se faire de la pub et se faire reluire du… Lire la suite »
grumeau.couillasse
Invité
Pourquoi donc vouloir absolument octroyer des faveurs ? ce n’est pas le sujet, nous discutons gentiment donc débrouillez vous avec vos cochons. Pensez à l’impact de vos propos : vous n’avez pas cette odeur de bottes en caoutchouc qui sied aux patrons de l’agro-alimentaire, donc choisissez une autre métaphore. Vous êtes fatigué, on le sent bien, derrière vos tentatives de masquer l’effondrement de votre quiétude – et celle de vos petits amis – se cache un pauvre boss démoralisé, à qui la dernière stagiaire a refusé ses charmes et qui prend conscience de l’univers bovin qu’il dirige. Ne vous laissez… Lire la suite »
caligula63
Invité
« …vous n’avez pas cette odeur de bottes en caoutchouc qui sied aux patrons de l’agro-alimentaire… » Détrompez-vous! Je suis l’heureux possesseur d’une boulangerie! 😛 Autre chose – et qui risque de vous faire tomber de votre chaise – je respecte l’humain. Je ne propose donc rien d’indécent aux stagiaires (mâle ou femelle). C’est (selon moi) le fait que certaines personnes fassent de la lêche qui les rend manipulables/corvéables/méprisables. Comment voulez-vous avoir de l’estime pour des quidams qui n’en ont pas pour eux-même. La question – hautement phylosophique, et maintes fois débattue dans les salon de BHL – est de savoir si… Lire la suite »
grumeau.couillasse
Invité
Réponses acceptables Caligula63, je vous accorde la moyenne. Un goût un peu kitch pour la peinture, un style brouillon mais au moins le néophyte que je suis vous cerne un peu mieux. Je n’ attendais pas tant de ce dialogue avec MedefMan ! La boulangerie… ne nous étalons pas sur ce sujet, je sens déjà comme une odeur d’acide tartrique et de pyrophosphates prendre le relais du caoutchouc 🙂 Le respect, c’est formidable. Moi aussi j’aime les animaux et notre société est un tapis de pétales douillet. Dites plutôt que vous respectez vos intérêts, il n’y a rien de monstrueux… Lire la suite »
caligula63
Invité

Je vous propose de poursuivre cette conversation un peu plus en-dessous, histoire d’avoir un peu plus de lisibilité.

grumeau.couillasse
Invité

J’étais dans le bon avec mon théâtre. Par la suite j’ai un peu douté, feinté par une bonne maitrise de l’art qui finalement me réjouit.
L’équipe de hacking social n’ a certainement pas beaucoup de temps pour musarder, mais l’espace de communication qu’elle nous fournit est déjà un beau cadeau.

Equipehackingsocial
Membre

Vous nous enchantez chers commentateurs ! Merci !
Grumeau.Couillasse profite tant que tu veux de cet espace de communication, tu as fait une très belle entrée en matière, on est impressionné ! Quant à Caligula toujours au top ! Même si on est triste du « dox » par inadvertance de Medef Man. On l’aimait tant…
Cependant je vais de ce pas changer le module des commentaires afin que tout le monde soit lisible pour la prochaine fois.

caligula63
Invité

Rien de plus à ajouter. 😀
Sinon, je vais en profiter pour voler l’article. C’est une forme d’espionnage intellectuel, camouflé en partage sous le titre de: « rebblogage ».

caligula63
Invité

Hé! Je viens de tomber sur un article, rien que pour vos zyeux zébahis…
http://www.lexpress.fr/emploi/conseils-emploi/cinq-regles-d-or-pour-doper-sa-carriere-grace-aux-reseaux-sociaux_1573007.html
Y’a pas à dire, ils sont forts! Comment concilier le dématérialisé avec le réel; l’inutile avec le concret; le privé et la vie d’entreprise. Cette fois c’est sûr, je suis dans le ton de l’article…

caligula63
Invité

A reblogué ceci sur Les New's de Mustapha Menier.

caligula63
Invité
Me revoilou. Bon, j’avoue avoir fait une bêêêtise. Lorsque j’ai répondu à votre commentaire hier, j’ai oublié de me déconnecté de mon compte wordpress; du coup mon vrai pseudo est aparu. Damned, I am done like a rat! Car oui, MédefMan, c’était moa. Désolé pour cette entorse (mais ce n’est pas la première fois), mais je voulais une seule chose: faire participer d’autres commentateurs. Et j’ai réussi! En fait, je ne suis pas un grand patron, ni un petit d’ailleurs. Je suis un employé comme tant d’autres. Car ce n’est pas que je m’ennuie, mais j’ai quelques fois l’impression d’être… Lire la suite »
caligula63
Invité

La nouvelle lisibilité des commentaires est fantastique!
Que de temps gagné!
J’ai envie de dire: Merci…Wordpress! 😀
Je plaisante. Un grand merci à l’équipe.
Du coup, cela laissera un peu plus de temps à MédefMan histoire d’harceler quelques stagiaires; et à moi de pouvoir commenter un peu plus…

grumeau.couillasse
Invité

Souhaitons que cette nouvelle présentation n’attire point de spameurs !
Bravo pour la vélocité, vivement le prochain article.

caligula63
Invité

Pour le prochain article, je pense qu’il faudra attendre un peu. On ne fait pas des textes de 17 000 mots comme un commentaire inutile (comme celui-ci).
;P

grumeau.couillasse
Invité
Ha oui ça me revient, j’ai vu sa tronche sur un magazine décorant la caisse d’un hyper-marché ! il me semblait bien l’avoir déjà vue chez des amis peut-être, sans doute dans la famille au cours d’un dîner… Désolé ma culture télévisuelle est décédée et je conseille à tous de tenter la chose, c’est facile, pas cher et vraiment bon. Bon laïus, c’est cool, on poursuit cette discussion sans s’éloigner du cadre. Belle illustration du sujet que cette affaire de spectacle, mais on n’a encore surement rien vu ils sont très forts les potes à MedefMan, vont nous péter un… Lire la suite »
caligula63
Invité
Ou alors, vu qu’ils sont en Malaisie, ils seraient capables de retrouver l’avion perdu… Pour donner un ordre de grandeur du prix payé par les publicitaires, les 100 000€ brut les 30s correspondent au prix demandé lors de la retransmission de série américaine dites premium. Comme quoi la télé française est capable de faire aussi bien que les USA… Pour la télé, je vous rejoints. Si je ne la regarde quasiment plus, ma Dame le fait et j’entends les dialogues… Comment dire? Les scénaristes US ne doivent pas posséder plus de 500 mots dans leur vocabulaire. Ou alors, c’est le… Lire la suite »
grumeau.couillasse
Invité

Mais… j’ ai du mal à comprendre, ce devrait être facile pour vous d’assassiner celle qui pollue vos oreilles, surtout en ce jour grandiose qui retentit d’éjaculations métalliques un peu partout dans nos campagnes. D’ailleurs, à moins d’habiter en ville, ne comptez pas sur un sommeil réparateur, pas ce matin. Mes deux béliers pourtant si obstinés se terrent dans leur abri, même ma pie refuse de franchir le seuil de la maison.
Ils décoinceront vers midi à l’heure du saucisson-ricard.
Plus sérieusement, bon courage pour le taf et surtout n’en faites pas trop, vous savez à qui ça profite.

caligula63
Invité

Hélas! C’est une espèce protégée, car en voie de disparition; 🙁

Sinon, désolé pour vos béliers – même si j’ai une petite préférence pour les boucs; un ami possède un bouc qui répond au doux nom de Tête de Con. Quant aux pies, elles sont dans le top dix de mes piafs préférés. Il y en a d’ailleurs un couple qui niche à dix mètres de mon bâtiment et elles viennent souvent narguer mon chat dans l’arbre situé à 5 mètres des fenêtres…

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[…] au costume ; et également dans ces articles : management sain, hacker le manager psychopathe, je ne suis pas une entreprise, manipulation via l’engagement, le chômage, le badge, les retards […]

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[…] Michel Perreault, Je ne suis pas une entreprise, Les empêcheurs de penser en rond – La Découverte, 2011. On en avait déjà parlé dans cet article. […]

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