Je ne suis pas une entreprise ! Guide de survie personnelle pour le XXIe Siécle

L’homme avait dominé la Terre, du sol à son air, passant de ses végétaux à ses animaux.

Il était la créature la plus supérieure.
Ce temps était désormais révolu.
Supplantant la domination de l’homme, un organisme plus supérieur dictait à présent la façon d’exploiter la terre, la mer, le ciel et même les hommes…

 

Les entreprises !

 

Ces organismes supérieurs ont domestiqué l’homme comme nous avions soumis le chien à nos volontés et, plus encore, nous formions maintenant une relation symbiotique avec eux. Relation qui n’était pas sans un danger certain pour notre espèce inférieure : symbiotes, nous nous méprenions sur notre nature et finîmes par nous croire à l’image de l’entreprise, oubliant nos réels besoins, pensant que notre vie serait accomplie si on la faisait tenir dans un tableau Excel et qu’on maintenait notre croissance à la hausse.
Cette symbiose unilatérale (l’entreprise, elle, n’avait que du mépris pour la nature humaine) générait quantité de pathologies ; étant donné l’ampleur du phénomène, il nous fallait un consultant de notre espèce, un coach pour nous, humains :

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Le postulat précédent n’est pas le nôtre, mais celui de l’excellent faux livre de développement personnel/coaching « je ne suis pas une entreprise de Michel Perreault » . Empruntant les codes des livres de management ou les livres « pour les nuls », il nous a offert quelques belles tranches de rire, mais ne nous leurrons pas : l’auteur est documenté, sa réflexion est dense et il est clairement engagé à nous secouer les puces pour nous sortir de cet unique rôle de travailleur-consommateur.
On en parle aujourd’hui pour le plaisir d’en parler, parce qu’évidemment toutes les thématiques liées au travail nous obsèdent (chômage, management, retard, badge, costume, pouvoir, etc…), que tout point de vue créatif à ce sujet est enrichissant, et parce que sa forme est inspirante tant pour l’attrait qu’elle suscite que par l’horizon nouveau qu’elle nous offre sur nous-même.

 

Nous sommes les chiens satisfaits de notre soumission à l’entreprise

 

Michel Perreault, après nous avoir fait un rappel sur notre soumission à l’autorité (Milgram) et notre conformisme (expérience de Ash), compare notre relation à l’entreprise avec celui d’un chien et son maître : tout comme le chien, nous avons sacrifié notre liberté pour une vie douillette, nous nous plions aux horaires du maître (la résolution de nos besoins passant très largement après la résolution des demandes du maitre-entreprise), nous sommes affligés de tenues ridicules, parfois même forcés d’arborer son nom sur une laisse symbolique (le badge…), nous perdons des aptitudes au profit des seules compétences que requiert le maitre-entreprise (au diable les compétences artistiques, le maitre-entreprise préfère nous occuper à des postes bullshit en droit d’affaires). Et enfin, comme pour le chien, nous sommes obligés d’évoluer dans un monde orienté vers les besoins du maître, façonné pour lui.

 

Et le gouvernement dans tout ça ?

 

Il n’est qu’un médiateur entre les humains et les entreprises. Cependant, ce médiateur n’est pas du côté des pauvres êtres inférieurs que nous sommes : selon Michel Perreault, les gouvernements ont une confiance sans bornes aux capacités des entreprises à sauvegarder l’humanité, ils pensent que le mieux-être des individus passe par le mieux-être des entreprises. Les gouvernements s’engagent donc à protéger l’environnement économique des entreprises au détriment de l’environnement physique des humains ; ils n’hésitent pas non plus à protéger les entreprises des contraintes qui mettraient leur rentabilité en péril plutôt que d’assurer la santé des populations.
Cette alliance s’explique – entre autres -, par la puissance bien plus supérieure de certaines entreprises aux Etats, ainsi que le financement des partis par les entreprises et autres alliances intéressées.

 

Du danger de la symbiose : pathologies

 

À force de vivre dans un monde conçu pour les entreprises, d’y vivre la majorité de son temps, on finit par adopter les valeurs, les croyances et les modes de pensées des entreprises. Par mimesis, l’humain se met à appliquer les stratégies de résolution de problème de l’entreprise à sa vie et se comporte comme une entreprise. Or l’humain est un humain, et cette attitude génère des comportements inadaptés qui virent rapidement à la pathologie, avec toute la souffrance que cela sous-entend. Michel Perreault nous délivre la définition de quelque-unes de ces pathologies (liste non exhaustive) :

 

• anthropomorphisme  : tout comme on peut attribuer des caractéristiques humaines à un animal et finir par le prendre pour un membre « humain » de la famille (« mon fils est devenu propre rapidement, mais il fait énormément de siestes encore. Il me parle énormément, mon bébé d’amour » cette personne parle de son chat) ; l’humain peut confondre l’entreprise avec sa famille (par exemple, il se sacrifie pour elle, vit les vacances comme une trop longue séparation injuste, etc.)

 

• corponomorphisme : à l’inverse de l’anthropomorphisme, le corponomorphisme désigne l’entreprise qui considère l’humain comme une petite entreprise : par exemple, elle pourra trouver totalement déraisonnable voire fou que l’humain n’ait pas fait une planification à long terme de tous les aspects de sa vie, lui reprochera de ne pas investir dans son packaging, de ne pas faire plus de marketing de lui-même. Elle ne comprendra pas cette précipitation avec laquelle il rentre chez lui, alors qu’il gagnerait de l’argent à rester dans l’entreprise et qu’il en perd à être chez lui. À l’inverse, elle applaudit l’humain, qui comme l’entreprise, cherche à perpétuellement croître (faire plus d’argent, acquérir plus, travailler plus, etc.), ne connaît pas la notion de « vie privée » et ne vit qu’au sein de l’entreprise, etc.

 

• Gestionnite : les entreprises ont une foi inébranlable aux vertus d’une bonne gestion. S’il y a un problème, c’est qu’il y a une mauvaise gestion. Tous les coachs et consultants disséminent cette croyance et évidemment, les humains ont rapidement voulu tout « bien gérer », car si un organisme supérieur pensait que c’était la solution à tous les problèmes, cela résoudrait les leurs aussi. Or, on le répète encore, l’humain n’est pas une entreprise. L’atteint de gestionnite gère donc tout : son sommeil, ses enfants, sa culture, sa santé, sa relation conjugale, etc. La gestionnite, s’étant généralisée, a mené à la standardisation des pratiques selon des normes reconnues (généralement par des personnes dites « expertes » amies des plateaux TV/médias, mais qui ne sont pas forcément reconnues des milieux universitaires/scientifiques) : l’adulte doit dormir 8 heures par jour et s’il est fatigué, c’est qu’il gère mal son sommeil ; l’enfant commençant à manger solidement ne doit pas commencer par des morceaux mais une semaine de carotte pures en bouillie, une autre semaine de poireaux purs, etc. et s’il n’aime pas ça, a commis le drame d’avoir mâchouillé un vrai haricot non en purée, c’est que vous avez mal géré ; la personne âgée doit s’entraîner cérébralement avec des logiciels dédiés à cette fonction et si elle a des problèmes de mémoire, c’est qu’elle a mal géré son entretien cérébral ; etc. Les atteints de gestionnite « croient que si l’on inscrit le bonheur dans une charte, il va se réaliser conformément aux étapes prévues ». Cette croyance amène beaucoup de déconvenues, y compris pour les entreprises…

 

• Structurite : elle se manifeste par la tendance compulsive à modifier sans cesse la structure de l’organisation. On change la forme de l’open-space, on change la place des employés, on change le mobilier, on déménage, on réaménage, etc. Chez l’individu, la structurite est proche de la croyance magique qui consiste à croire qu’un achat (un canapé, un smartphone, un survêtement…) va résoudre tous les problèmes (le survêtement va me rendre plus sportif, un canapé rendra mes soirées plus chaleureuses, etc.). Elle peut s’exprimer par une tendance à vouloir sans cesse déménager, changer la décoration, changer tout le mobilier ou sa garde-robe, etc. C’est une tendance compulsive qui sert particulièrement les entreprises – du point de vue consommateur – de par les dépenses qu’elle sous-entend.

 

• Formatite : l’entreprise a cette croyance qu’il n’y a pas de mauvais outils, il n’y a que des mauvais ouvriers ». Elle engage donc de nombreuses formations pour changer ses subordonnés, par exemple :

WISE est un institut qui délivre des formations et qui a déjà formé de nombreux employés d’entreprises telles que : Volkswagen, Lancôme, NCR, SNCF, UAP, Data Général, Capri, Euromarché et OA… Rent a car, en Belgique, a pris des formations pour ses employés, chez U-Man, une organisation liée à WISE et celle-ci était particulièrement consciente de la nature de ces formations : en effet WISE veut dire « World Institute of Scientology Enterprise » et la formation est 100% scientologue (pour infos, les scientologues sont quantophrènes, ils arrivent même à quantifier et mettre en statistique l’éthique). Dans un reportage la journaliste interroge rent-a-car :
« – C’est un problème pour vous que cette société soit liée à la scientologie ?
– Pour nous, non.
– Ils ont des bonnes formations en fait ?
– Oui, ils ont de bonnes formations, vraiment ! » SOURCE

Comme pour le dressage des chiens, les humains ont rapidement compris que le maitre-entreprise est parfait, qu’il ne fait jamais d’erreurs de jugement donc qu’il a toute autorité pour le corriger, lui dicter ce qu’il doit être, ce qu’il doit apprendre à faire, comment il doit le faire, ce qu’il doit améliorer ou abandonner, etc.
Les gouvernements ont également compris cette volonté des entreprises à vouloir modifier les humains selon ses besoins et favorisent uniquement les matières les plus rentables pour l’entreprise : la formation d’employé est privilégié à celle de citoyen ou encore de ces inutiles artistes/intellectuels/chercheurs.
La formation, à l’instar de la gestion, est considérée comme la solution à tous les problèmes :

La caisse d’épargne a été condamnée pour son utilisation du benchmark : en effet, dans chaque agence, les performances des employés étaient calculées heure par heure, comparées entre eux et entre agence. Chaque baisse était objet de réprimande et ceux en tête de classement vivaient dans la crainte de retomber. Il y a eut des suicides, du harcèlement moral entre d’autres graves conséquences de ce système statistique tyrannique. Après avoir été condamnée, la caisse d’épargne a trouvé La solution : former ses employés aux risques psycho-sociaux. Mais ils n’ont pas remis en question le benchmark, car il n’y a pas de mauvais outils, que des mauvais employés mal formés. Sources : envoyé spécial 28/02/13 ; temoignages ; actus )

Et quand une formation ne produit pas les résultats escomptés, l’entreprise fait faire une autre formation à l’employé : qu’importe son contenu (stage de rire, stage où l’on tue des chatons, programmation neuro-linguistique durant un accro-branche, chamanisme, formatage scientologue…) elle est considérée comme utile, pertinente.
D’un point de vue humain, la formatite est une tendance adoptée quand l’individu se sent incapable de concilier ses aspirations personnelles et les exigences de l’univers dans lequel il évolue. Se sentant incompétent à jouir de la vie et de profiter de l’abondance des ressources qui les entourent, ils auront tendance à se remettre en question et à chercher des moyens pour devenir de meilleures personnes (ou réussir à mieux se « gérer »). Par exemple, elle va consommer quantité de livres de développement personnel avec des recettes miracles pour trouver le bonheur/le conjoint ideal/l’équilibre alimentaire/la productivité au travail ; elle va chercher des coach – ou maître-qui-dit-quoi-faire – comment-être dans les magazines, les manuels, la télévisions, les articles…

• promotite : face à des difficultés, pour vendre un produit par exemple, l’entreprise va penser qu’il s’agit d’un problème de communication. Elle va donc accroître les mesures liées au marketing, à la publicité, à l’aspect extérieur du produit (packaging, slogan, storytelling, association à des événements, création d’événements marketing…). Le produit ou service en lui-même n’est pas remis en question, les actes de l’entreprise ne sont pas questionnés :

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 Mcdonald’s tente depuis quelques années de se faire une belle image classe, écolo : changement de design du logo, des restaurants, campagne pub infographique prouvant leur effort (réduction du plastique dans leur emballage…), campagne pub montrant que les employés sont heureux,etc. Mais au fond, un bigmac reste un bigmac, la façon de le servir reste la même (avec toute la quantité de déchets que cela suppose), l’organisation néo-schizo-taylorienne reste toujours de vigueur (c’est un mode de fonctionnement taylorien moderne qui repose sur des contradictions totales telles que : travailler tout le temps en équipe mais être évalué individuellement ; l’autonomie est demandée mais les initiatives même minimes de l’employé sont réprimandées car on veut qu’il obéisse strictement aux ordres, ce qui est à l’opposé de l’autonomie ; etc).

L’individu va lui aussi adopter ce raisonnement : il pense que les difficultés ne résident pas dans l’environnement, ni dans la capacité à le transformer ou s’y adapter ; par « promotite », il pense qu’il n’est pas reconnu à sa juste valeur alors il va s’autopromotionner, changer son packaging, son slogan…

Facebook est l’outil par excellence de la promotite ; par exemple pour des vacances à l’étranger, l’objectif numéro un sera de faire un maximum de photos et selfie dans des lieux touristiques/esthétiquement beaux. Le vécu, le ressenti, les rencontres sont strictement sans importance, il s’agit de faire envier sa situation, d’augmenter son image de marque, de gonfler son apparence auprès des amis, d. Les photos seront belles, les vacances, elles, pourries, mais cela personne ne le verra. Source :  « Facebook m’a tuer » de Thomas Zuber et Alexandre des Isnards.

 

 

Que faire ?

 

Michel Perreault propose quelques solutions face à l’emprise de l’entreprise : réinvestir le rôle de citoyen notamment celui d’électeur ; diminuer les risques de propagation en consacrant moins de temps à l’entreprise ; en décontaminant son espace personnel, en fréquentant moins les commerces, en améliorant sa résistance physique et mentale et en agissant sur les causes des problèmes et non les symptômes.
Pour notre part, on considère qu’il faut également rompre notre liaison fusionnelle avec la société de consommation et viser un maximum l’autonomie dans tous les domaines ; on parle notamment dans notre article sur le chômage.

Nous pensons également qu’il est possible de créer des entreprises réellement humaines et qu’il faut les privilégier aux autres ; une solution à l’emprise des entreprises serait donc des « contre-entreprises »  résolument humaines et mettant en place un management sain.

Sources à propos des exemples de formations-formatantes :

  • Le coût de l’excellence, Nicole Aubert et Vincent de Gaulejac
  • Agir contre le harcelement moral au travail, elisabeth Grebot

Si vous souhaitez nous soutenir, c’est par ici :

tipeee hacking social

Viciss Hackso Écrit par :

Attention, atteinte de logorrhée écrite et sous perfusion de beurre salé. Bisounours destructrice de choux-fleurs à temps partiel.

52 Comments

  1. grumeau.couillasse
    4 septembre 2014
    Reply

    Salut,
    j’approuve ce cheminement d’idées et vous fréquentant depuis peu, tiens à dire que vos articles sont agréables à lire.
    Cordialement,

    • 4 septembre 2014
      Reply

      Merci ! Le livre est vraiment excellent, il y a des exemples « pratiques » à mourir de rire dedans. Au plaisir !

  2. 4 septembre 2014
    Reply

    Éliminer le travail et l’argent…tout un programme ! paradism.org

  3. Vlad
    5 septembre 2014
    Reply

    Intéressant point de vue ! Je suis un peu bourrin, je ne lis que les bouquins avec des images dedans mais ma foi je me laisserais bien tenter par celui-ci. Ça a effectivement l’air d’être bien drôle. Et pis j’adore tout ce qui peut foutre en l’air l’auto-proclamation de l’homme -centre de l’univers-. Il suffit que la machine à laver ne soit pas à niveau pour qu’une bête force centrifuge vous éjecte toutes les croyances et suffisances dans l' »ailleurs », quant à nous, et bien nous restons alors plaqués contre les parois d’une lessiveuse qui nous dépasse.

  4. MédefMan
    5 septembre 2014
    Reply

    La France est foutue!

    Heureusement que votre blog n’est pas très suivi, car à vous lire les générations à venir risquent d’être perdues.
    Perdues, oui, c’est le terme exact. Vous n’êtes que des empêcheurs de tourner en rond. Oui, tourner en rond, car la vie des adultes est un cercle vertueux. L’adulte travaille pour une entreprise, qui en retour le rémunère (en général au-delà de ses compétences, mais il faut savoir être « peuple » quelquefois), argent qui lui permet d’acheter des produits manufacturés que lui ou son voisin aura assemblé/construit/produit; avec le surplus d’argent, il pourra élever ses enfants dans l’idée que l’entreprise est tout, en ce bas monde.

    Vous, vous pensez pouvoir vous libérer de cette emprise. Ce n’est d’ailleurs pas une emprise, c’est la condition sine qua non à la bonne tenue du Monde. Sans les entreprise, ce serait le chaos! Qui voudrait retourner à l’age de piere? Personne! Pas même vous.Comment communiqueriez-vous si les braves travailleurs chinois n’assemblaient pas vos PC plus de six heures par jour? Par pigeon voyageur? Ou bien plutôt à l’aide de mouettes, comme j’ai pu le voir dans vos vidéos…

    Sachez que je suis dirigeant d’une grande multi-nationale. J’ai une femme et une enfant. Tout ce qui est écrit dans cet article n’est qu’un tissus d’inepties. Reprenons-les si vous le voulez bien (et si vous ne le voulez pas, c’est pareil, je n’ai pas l’habitude que l’on me dise non):
    – L’anthropomorphisme. Bien sûr que l’employé doit pouvoir confondre l’entreprise et sa famille. C’est essentiel! Je ne connais pas le nom de mes salariés – et pour cause, ils sont plus de 100 000 – mais je les aime. Sans eux, je n’en serait pas là où j’en suis, mais sans moi, ils ne seraient rien. Je suis un peu leur père, et quelque fois il faut savoir punir. Comme le disait Molière dans une de ses pièces: qui aime bien, châtie bien. D’ailleurs, si vous voulez tout savoir, l’employé réprimandé devrait non pas m’en vouloir, mais me glorifier, moi et ma magnanimité…
    – Le corponomorphisme. Rien qu’à vous lire, je sais déjà que vous allez droit dans le mur! Vous êtes telle la Cigale de la Fontaine. Vous dansez, chantez, dépensez le si peu que vous avez, mais à l’heure de la retraite, vous pleurerez auprès de l’Etat pour qu’il vous aide… La vie n’est pas un long fleuve tranquille. Si vous ne planifiez pas votre vie, elle vous bouffera. Je vais vous dire, ma fille à huit ans, mais elle connait son emploi du temps par coeur, travaille de sept heures du matin à vingt-deux heures et sais déjà ce qu’elle fera plus tard. Tout est planifié, et de temps en temps on fait un bilan des compétences. C’est la moindre des choses, rien ne doit être laisséau hasard…
    – La Gestionnite. Inutile que je me fatigue à vous répondre (même si c’est la stagiaire qui s’en charge), je viens de le faire. La gestion, que ce soit du temps ou de la vie, est P-R-I-M-O-R-D-I-A-L-E. A ce propos, il faudrait que le service militaire soit remis en place, et pour tout le monde, les filles comme les garçons. Rien ne vaut un passage sous les drapeaux pour inculquer l’ordre et le goût de la gestion à nos chères têtes blondes…
    – La Structurite. Rien ne vaut un bon changement. Comme le dit le proverbe: la routine tue! Un employé qui travaille toujours dans le même bureau aura tendance à se ramollir. Alors que si vous le changez de place de temps en temps, il deviendra plus stressé – ne serait-ce que pour retrouver ses dossiers – et le stress est une bonne chose. Il affûte les réflexes, et empêche l’endormissement; il y a quelques effets secondaires, mais la solution est simple, il suffit d’agiter le drapeau rouge de la sanction pour que l’employé se tienne carreau…au moins au sein de l’entreprise, une fois chez lui, il peut faire ce qu’il veut, cela ne me regarde pas.
    – La Formatite. Encore heureux que les formations proposées n’aient aucune utilité. Je ne vais quand même pas faire faire une formation de pâtissier à un salarié, pour qu’il lui prenne l’envie de partir faire des gâteau! Une descente en rafting des gorges de la Sioule suffit à les reposer. Mais si en plus on les invite à faire la course, c’est encore mieux! La mise en concurrence et l’esprit de compétition, il n’y a que ça de vrai.
    – La promotite. Ce que vous appelez promotite n’est que le but ultime ultime de tout salarié: sa mise en valeur! Rien de plus à ajouter.

    Voilà, c’est à peu prés tout. Sachez que vos idées ne sont pas neuves. Dans les années soixante les ‘Hippies » avaient les mêmes. Toutes les générations ont leur lot de récalcitrants. Vous ne pouvez pas y échapper. Mais à force de travail nous arriverons, nous les patrons, à niveler par le bas les desiderata de nos employés. Et le monde sera plus bôôô…

    Je ne vous salue pas…

    • Sigmund Ravenburger
      5 septembre 2014
      Reply

      Bonjour, je ne vous salue pas non plus, mais je me permets de vous susurrer un cri dans l’oreille: « BRAVO! ».
      Non, détrompez-vous, je ne dis pas bravo à cet article ignoble, mal écrit, inexact jusqu’à la moindre intervalle de lettres, qui ne mérite pas qu’on le lise (d’ailleurs je ne l’ai pas lu, ça vous apprendra à écrire des bêtises), mais pour félicitez MédefMan que je trouve bien sympathique. OUI! Sympathique, car voyez vous je suis moulé en matière humaine, et la sympathie que je délivre gratuitement à l’égard de mes semblables est réelle, mais à l’égard de mes semblables uniquement.
      L’auto-gestion prescrite est la plus forme d’élévation pour toute ressource humaine en quête de reconnaissance. Quant à la formation, on sent bien, monsieur MédefMan, que vous êtes un pur produit issu des meilleures formations, et là encore je vous tire mon chapeau, bien que je trouve les chapeaux ridicules car ne servant à rien, sauf peut-être à se cacher car on a quelque chose à cacher, ce qui est suspect.
      J’aurais bien d’autres choses à dire, mais j’ai autre à faire qu’à commenter…
      Je retourne donc dans mes lectures d’analyses politiques avec le dernier trierweiler, un vrai sujet passionnant, rien à voir avec ces ennuyeux sommets de l’OTAN dont j’ai rien compris…

      Saloperie de bobos anarchistes réactionnaires casual! (lol, je me comprends)

      Au revoir, sans plaisir
      Sigmund Ravenburger
      [Détenteur d’un diplôme d’études universitaires générales en Droit,Conférencier « Éthique et nation » pour l’association loi 1901 « Quenelle gauloise » en partenariat avec CIVITAS, Famille de France, et jeunesse identitaire.]

      • MédefMan
        6 septembre 2014
        Reply

        En tous cas, moi, je ne vous salue pas!

        Où vous croyez-vous? Vous êtes encore un de ces tripatouilleur de neurones qui se prend pour Freud. Freud est une erreur, un bug dans le systême, un anachronisme qui fait plus de mal que de bien. S’il était encore vivant on aurait pu lui régler son compte et le faire passer pour ce qu’il était: un opportuniste qui c’est engouffré dans le seul endroit que la médecine n’avait pas encore explorée: le cerveau, et l’esprit. Problême, il souffrait lui aussi d’un grand nombre de pathologie, donc ses conclusions sont nulles, malheureusement bon nombre d’ahuris pensent encore qu’il est un précurseur et à ce titre propagent ses inepties.

        Vous dites que je suis issu des meilleurs formation, c’est vrai. Les Ponts-et-Chaussées, l’ENA, Saint-Cyr tout cela fait partie de mon bagage. J’aurai pu embrasser une carrière politique, mais j’aurai eu beaucoup moins de pouvoir. Je suis donc allé voir dans le privé, et me voici.

        Je soupçonne que vous fassiez partie d’une quelconque cellule nationaliste. Je vais vous dire le fond de ma pensée: le nationalisme a fait des millions de morts, mais rien de plus.
        Nous, le patronnat, nous sommes mondialiste. Nous faisons tout pour abolir les frontières; pas pour les peuples, non, pour les marchandises et les espèces sonnantes et trébuchantes. Les peuples n’ont aucune importance, la seule différence que je vois en eux, c’est la langue. Ce qui m’oblige à prendre un traducteur, ce que je n’aime pas. « Traduttore, traditore » comme disent les italiens…

        Pour finir, vous dites étudier le livre de l’ex-ex-première dame de France; cela en dit long sur votre mentalité. Il suffit que l’on bombarde les radios et les plateaux télé avec des infos concernant un livre pour qu’il se vende bien. D’ailleurs, je dois vous remercier, j’avais des actions chez l’éditeurs et elles ont doublé. Merci!
        Si vous pensez que vous allé trouver le saint Graal de la politique dans ce bouquin, laissez-moi vous dire que vous allez être déçu. Il n’y a rien que vous ne sachiez déjà, là-dedans. Le faitque Hollande parle des pauvre avec le terme « sans-dents »? Croyez-vous vraiment que les socialistes soient proches du peuple? Si c’était le cas, leur université d’été, il la ferait dans une banlieue défavorisée, ou dans une agence de Pôle Emploi.
        Hollande n’est qu’un pantin que l’on a fait élire. Il amuse la galerie et sert de chiffon rouge. Comme dans les corridas, le chiffon rouge ne sert qu’à attirer le regard du taureau (le salarié dans notre cas) pendant ce temps nou, les grands patrons, pouvons construire le futur à notre avantage. Par exemple Vous devez penser que Montebourg était notre bête noire. Laissez-moi rire! Bien au contraire, son discourt qui a mis le feu aux poudres – et qui a précipité le remaniement gouvernemental – nous a bien servi; car un de mes confrère à fait une déclaration qui est passée totalement inaperçue, alors que l’on pensait que la population serait descendue en masse dans les rues. Cette info la voici: Peugeot va construire une quatrième usine en Chine! Un an après avoir fermée l’usine française, et personne n’a poussé de cri d’orfraie…

        N’allez pas imaginer que les partis anti-tout sont la solution. Cela fait bien longtemps qu’ils sont à notre botte. Il y a bien quelques candidats qui pourraient nous mettre des bâtons dans les roues, mais on se débrouille pour qu’ils restent dans l’ombre, et le tour est joué…

        Allez, je ne vous en veux pas. Vous faites ce que vous pouvez pour atteindre un niveau qui ne sera jamais à votre portée. Il ne sert à rien de vouloir ressembler à quelqu’un, il vaut mieux être soi-même…

        • Sigmund Ravenburger
          6 septembre 2014
          Reply

          Mauvais soir,

          Malgré tout le respect que je vous porte, bien trop lourd pour que je puisse vraiment le mettre sur mes épaules, je ne vous permets pas d’insulter Freud! C’est l’un des hommes les plus exquis de notre histoire. Sachez qu’il a un siècle d’avance et demi d’avance sur nous car il est né en 1856 (calculez si vous le pouvez, ça fait un siècle et demi, j’ai vérifier deux fois, à condition d’arrondir un peu), la même année que le brillant Tesla qui a inventé l’électricité (avant ça n’existait pas, les éclairs d’orage avant que Tesla ne les mette à jour n’étaient que des flammes, phénomènes Gazeux perturbateur), preuve que Freud est un génie.
          Je vous signale, Monsieur, que sans Freud, vous n’auriez pas toutes ces formations et analyses rationnelo-irrationnel dans vos entreprises. Et il n’a pas attendu votre mondialisation pour mondialiser lui-même son produit phare: la psychanalyse. Tout porte à croire que vous en soyez jaloux.
          Moi en tout cas je vous soupçonne d’être mondialiste, on trouve un indice de votre bouche-même dans vos commentaires, bouche qui est en fait un clavier sur lequel vous tapez (mais on se comprend…). Pourtant, je pense comme vous vous savez, je vous crois même nationaliste sans le savoir. L’entreprise est une nouvelle nation, avec sa langue (du moins un métalangage saupoudré d’économisme et d’anglicisme transformé), vos religions (je dois avouer que celle d’Apple me tente beaucoup, mais là j’ai un contrat d’un an encore avec CIVITAS alors je dois attendre encore un peu), vos lois, vos mœurs, votre identité. Vous êtes une nation sans frontière, et en cela je dois avouer que je suis admiratif. Je crois que le nationalisme est tout à fait compatible avec la mondialisation, du moment qu’on prenne conscience que les États dominants et expansionniste aujourd’hui, ce sont les entreprises. Donc oui, je vous considère comme un semblable.

          Quant au livre de l’ex-première dame, bien sûr que le tapage médiatique autour de lui nous oblige à le lire. Dites moi pourquoi j’irais perdre mon temps à lire un livre qui ne me permettrait pas de faire du politique-potin avec les badauds. Le poeple politique est sans doute le plus excellent des divertissements de ces dernières années. Un politicien a même fait appel à moi une fois pour mettre en scène une dispute avec son ex sur la garde de leur chien. Résultat, il a gagné les élections, car les électeurs voulaient connaître la suite de l’histoire (ce qui est drôle, c’est qui ni l’un ni l’autre n’a de chien, ils n’aiment pas les chiens qu’ils appellent les « cent dents »… ça mord un chien).

          Quoiqu’il en soit, je ne suis pas un anti monsieur, je suis un pro, dans tous les sens du terme, mon cul-riz-culimicum Vité en dit long.

          Sur ce, laissez Freud tranquille,

          Au revoir, sans plaisir
          Sigmund Ravenburger
          [Détenteur d’un diplôme d’études universitaires générales en Droit,Conférencier « Éthique et nation » pour l’association loi 1901 « Quenelle gauloise » en partenariat avec CIVITAS, Famille de France, et jeunesse identitaire.]

    • grumeau.couillasse
      6 septembre 2014
      Reply

      Une magnifique interprétation par MedefMan du bête-et-méchant ! On ne peut qu’applaudir à cette démonstration théâtrale ! quel talent !

      • MédefMan
        6 septembre 2014
        Reply

        « quel talent ! »

        Merci!
        Cependant je crois discerner une point d’humour.
        C’est bien, c’est un bon point l’humour. Il en faut dans les entreprises. Mais l’humour salariale doit rester au niveau de la masse salariale. En aucun cas, la hiérarchie ne doit se mêler aux calembredaines des employés; de toute façon, ils ne comprendraient pas cet humour…

        Je n’ai moi-même jamais compris l’humour des masses laborieuses. L’histoire du serpent et du petit lapin me passe au-dessus de la tête; paraîtrait que c’est une parabole…à condition qu’ils sachent ce que veut dire parabole…
        C’est pour cette raison que je leur fait faire des stages de rire. Pour vous dire, ils sont les seuls à pouvoir rire sans un bon mot ou un jeu de mot; il suffit que le coach leur dise de rire pour qu’ils le fasse…étonnant, hein?

        Allez, je vous laisse, pas parce que je n’ai pas le goût de vous répondre, mais simplement parce que la stagiaire doit rentrer chez elle. Paraîtrait que l’on a pas le droit de les faire travailler plus de trente neuf heure… C’est idiot. Comment voulez-vous qu’ils apprenent quelque chose…

        • grumeau.couillasse
          7 septembre 2014
          Reply

          Mais de rien MedefMan, j’aime les rebondissements et la couleur, votre prose s’inscrit bien dans le décor.
          Si vous pouviez remplacer votre stagiaire par un cadre, nous pourrions discuter plus longuement, du moins pourriez vous étaler un peu votre pensée. Le travail ne serait surement pas aussi bien fait mais resterait sans coût , vous auriez dû y songer.
          Laissons les masses laborieuses voulez vous ? elles sont autant lamentables que ceux qui en profitent, les gens comme vous, marionnettistes mais comme moi aussi spectateur opportuniste ou tentant de l’être.

          • MédefMan
            7 septembre 2014

            Ahhhh!
            Enfin!
            Voilà une personne que l’on peut encore sauver.

            – Pour commencer: votre pseudo. Quel tempérament! Une façon osée de ce mettre en valeur, de ce distinguer. C’est certes un peu graveleux, mais il faut au moins ça pour se démarquer. Cela change des anciens empereurs romains, des techniciens et autres racourcis du genre « Gull », ou alors,pire que tout Viciss! Rien à voir son gravatar et son pseudo on sait tout de suite à qui on a à faire… Et je ne vous parle pas de ceux qui viennent se faire de la pub et se faire reluire du genre RavenBurger ou bien le Doc Enclocq.

            – Vos idées en avance sur leur temps (pas comme celles du vieux Freud et de tous les atrophiés du cerveau qui l’idolâtre)! Prendre des cadres en lieu et place des stagiaires! Fantastique! Enfin une utilité à ces ahuris qui bossent 15h/jour qui ruinent leur vie de famille, pour rien. En général, passé la quarantaine…virés! Et lorsque vous avez un certain train de vie (qui est inversement proportionnel à la qualité de votre vie), il est très difficile de se remettre en question. Un stage leur ferait du bien… Excellent, je garde l’idée, je la vendrai à la prochaine réunion du Médef.

            Par contre, votre remarque sur les masses laborieuses ne plaide pas en votre faveur… Avec un peu de travail (et quelques stages de remise en forme/condition, on arrivera peut-être à faire quelque chose de vous; si les petits cochons ne vous mangent pas avant…

          • grumeau.couillasse
            7 septembre 2014

            Pourquoi donc vouloir absolument octroyer des faveurs ? ce n’est pas le sujet, nous discutons gentiment donc débrouillez vous avec vos cochons.
            Pensez à l’impact de vos propos : vous n’avez pas cette odeur de bottes en caoutchouc qui sied aux patrons de l’agro-alimentaire, donc choisissez une autre métaphore. Vous êtes fatigué, on le sent bien, derrière vos tentatives de masquer l’effondrement de votre quiétude – et celle de vos petits amis – se cache un pauvre boss démoralisé, à qui la dernière stagiaire a refusé ses charmes et qui prend conscience de l’univers bovin qu’il dirige. Ne vous laissez pas aller, que diable ! il y a de gros coups à jouer dans le virage qui s’amorce, l’innovation paiera beaucoup mieux qu’un trait de coke.
            Si ça va trop vite, dites le moi. étant peu malin je parle à tout le monde comme à mon miroir.
            J’en viens rapidement aux quelques personnes actives que vous méprisez. Pas bon non plus ça, encore un signe de stress, un patron doit savoir lécher même quand le vent est mauvais.
            Il est grand temps de penser à faire un petit stage .

          • caligula63
            8 septembre 2014

            « …vous n’avez pas cette odeur de bottes en caoutchouc qui sied aux patrons de l’agro-alimentaire… »

            Détrompez-vous! Je suis l’heureux possesseur d’une boulangerie! 😛
            Autre chose – et qui risque de vous faire tomber de votre chaise – je respecte l’humain. Je ne propose donc rien d’indécent aux stagiaires (mâle ou femelle). C’est (selon moi) le fait que certaines personnes fassent de la lêche qui les rend manipulables/corvéables/méprisables. Comment voulez-vous avoir de l’estime pour des quidams qui n’en ont pas pour eux-même.
            La question – hautement phylosophique, et maintes fois débattue dans les salon de BHL – est de savoir si ce sont les patrons qui ont rendu les ouvriers « lêcheurs »; ou est-ce parce que certains ouvriers étaient « lêcheurs » que les patrons en ont profité?
            Vous avez deux heures, après, je ramasse les copies…

            Pour le stage, vous avez raison. Je pense à quelque chose du genre golf à Ouarzazate. Ahhhhh! Ouarzazate et mourrir… Je l’ai déjà faite? Ok. Je vais donc me coucher de ce pas.

            PS. Pour le cadre, vous aviez raison. J’en ai mis un dans mon bureau. Un Monet, je crois. C’est du plus bel effet, c’est ce qu’en dit la nouvelle stagiaire…

          • grumeau.couillasse
            9 septembre 2014

            Réponses acceptables Caligula63, je vous accorde la moyenne. Un goût un peu kitch pour la peinture, un style brouillon mais au moins le néophyte que je suis vous cerne un peu mieux. Je n’ attendais pas tant de ce dialogue avec MedefMan !
            La boulangerie… ne nous étalons pas sur ce sujet, je sens déjà comme une odeur d’acide tartrique et de pyrophosphates prendre le relais du caoutchouc 🙂
            Le respect, c’est formidable. Moi aussi j’aime les animaux et notre société est un tapis de pétales douillet. Dites plutôt que vous respectez vos intérêts, il n’y a rien de monstrueux à cela. Respecter un individu qui, à des lieues de notre univers se fait spolier et maltraiter n’est malheureusement pas à la mode, et s’il est plus facile d’écrire que d’agir j’en prends également mon parti.
            Je ne vous connais pas Caligula63, ni MedefMan d’ailleurs, vous penserez certainement que j’abuse de mon texte. Mais si on ne transige pas un peu sur les normes stupides de la communication, on n’arrive à rien, et on s’amuse beaucoup moins.

          • caligula63
            9 septembre 2014

            Je vous propose de poursuivre cette conversation un peu plus en-dessous, histoire d’avoir un peu plus de lisibilité.

          • grumeau.couillasse
            9 septembre 2014

            J’étais dans le bon avec mon théâtre. Par la suite j’ai un peu douté, feinté par une bonne maitrise de l’art qui finalement me réjouit.
            L’équipe de hacking social n’ a certainement pas beaucoup de temps pour musarder, mais l’espace de communication qu’elle nous fournit est déjà un beau cadeau.

          • 9 septembre 2014

            Vous nous enchantez chers commentateurs ! Merci !
            Grumeau.Couillasse profite tant que tu veux de cet espace de communication, tu as fait une très belle entrée en matière, on est impressionné ! Quant à Caligula toujours au top ! Même si on est triste du « dox » par inadvertance de Medef Man. On l’aimait tant…
            Cependant je vais de ce pas changer le module des commentaires afin que tout le monde soit lisible pour la prochaine fois.

      • 6 septembre 2014
        Reply

        J’approuve tes propos, grumeau-couillasse, j’admire également ce genre de prestation impactante. Mais RavenBurger est pas mal dans son genre aussi, je vous applaudis messieurs (mais sans vous saluer bien évidemment, loi de réciprocité oblige) . On se retrouve ASAP.

        • MédefMan
          6 septembre 2014
          Reply

          « mais sans vous saluer bien évidemment, loi de réciprocité oblige »

          Ahhhh la bonne heure!
          Vous connaissez et vous appliquez les lois?
          Diantre! Nous allons peut-être pouvoir faire quelque chose de vous!
          Sinon, avez-vous toujours votre stagiaire – barbalala? – chez vous? La mienne vient de partir en claquant la porte…

  5. caligula63
    5 septembre 2014
    Reply

    Rien de plus à ajouter. 😀
    Sinon, je vais en profiter pour voler l’article. C’est une forme d’espionnage intellectuel, camouflé en partage sous le titre de: « rebblogage ».

      • 5 septembre 2014
        Reply

        J’ai une connaissance qui avait le CV parfait pour un emploi de cadre, la passion en plus pour le domaine demandé : « écoutez mademoiselle, on vous le dit franchement, votre CV, vos compétences il n’y a pas de problème, par contre on a regardé votre Facebook, là ça va pas du tout, on peut pas vous prendre ». C’est véridique, j’invente rien. Maintenant le profil FB est un deuxiéme CV+outil de surveillance des comportements extra-professionnels quand le salarié est embauché. Dans le livre « DRH:le livre noir », il raconte qu’à présent les recruteurs cherchent des infos sur la personne sur le Net et jugent en fonction de ce qu’ils ont trouvés ; et si on a l’intelligence d’être anonyme le plus possible, de ne pas laisser trainer son nom + prénom, qu’on s’est delesté de FB/qu’on s’y planque sous un faux nom/qu’on le refuse, le constat est simple pour le recruteur : on est bizarre, on est louche, c’est pas bon signe… Du coup je pense qu’il va falloir rajouter une ligne dans le CV pour leur faire comprendre cet non-promotite, ou un petit paragraphe dans la lettre de motivation pour valoriser ce choix. Par contre faut pas se plier et faire comme les autres promoticiens.

        Oui, tu es dans le ton, merveilleusement bien 😉

        • caligula63
          6 septembre 2014
          Reply

          Ouais…
          Je connais le problême. Une connaissance à moi, journaliste de son état est dans une situation plus que délicate. Lors de ses études, il a monté un blog. On y trouvait de tout. Des articles très intêressants, de l’humour (beaucoup d’humour), etc. Or, l’erreur qu’il a fait, est d’avoir mis son blog en lien avec son compte twitter. Du coup, les patrons de presse on vu son travail et ne veulent pas en entendre parler. C’est dommage. Il a une jolie plume et une manière d’écrire très intéressante…
          Tiens je te laisse un de ses article:
          http://voixnouvelle.wordpress.com/2013/06/16/poutine-est-sur-meetic/
          Avec, bien entendu, des commentaires très pertinents…

          • 6 septembre 2014

            En effet, ça m’a l’air bien sympa ; je viens de lire un billet d’humeur sur la redaction web fort éclairé.

    • 5 septembre 2014
      Reply

      « La transparence de l’espionnage industriel dans la blogosphére : la rapine conviviale  » ça ferait une bonne thése ! Merci, être rebloggué, ça fait toujours plaisir. Surtout quand c’est fait proprement et respectueusement.
      Une fois, on a été rebloggué et l’admin du site faisait à un appel aux dons pour lui à la fin… Tout son site n’était que rebloguage et rien de sa main, avec des appels au dons partout. Ok. Bon.

  6. caligula63
    9 septembre 2014
    Reply

    Me revoilou.

    Bon, j’avoue avoir fait une bêêêtise. Lorsque j’ai répondu à votre commentaire hier, j’ai oublié de me déconnecté de mon compte wordpress; du coup mon vrai pseudo est aparu. Damned, I am done like a rat!

    Car oui, MédefMan, c’était moa. Désolé pour cette entorse (mais ce n’est pas la première fois), mais je voulais une seule chose: faire participer d’autres commentateurs. Et j’ai réussi!
    En fait, je ne suis pas un grand patron, ni un petit d’ailleurs. Je suis un employé comme tant d’autres.
    Car ce n’est pas que je m’ennuie, mais j’ai quelques fois l’impression d’être le seul à commenter. Et pire que tout – et je le constate de plus en plus fréquemment sur d’autres sites – l’échange de commentaires entre quidams tourne le plus souvent à un échange de noms d’oiseaux…

    Alors, je me réjouis de pouvoir discuter par claviers interposés avec vous… Et aussi un peu avec l’équipe de hacking social. 😛

  7. caligula63
    10 septembre 2014
    Reply

    La nouvelle lisibilité des commentaires est fantastique!
    Que de temps gagné!
    J’ai envie de dire: Merci…Wordpress! 😀
    Je plaisante. Un grand merci à l’équipe.
    Du coup, cela laissera un peu plus de temps à MédefMan histoire d’harceler quelques stagiaires; et à moi de pouvoir commenter un peu plus…

    • grumeau.couillasse
      11 septembre 2014
      Reply

      Souhaitons que cette nouvelle présentation n’attire point de spameurs !
      Bravo pour la vélocité, vivement le prochain article.

      • caligula63
        11 septembre 2014
        Reply

        Pour le prochain article, je pense qu’il faudra attendre un peu. On ne fait pas des textes de 17 000 mots comme un commentaire inutile (comme celui-ci).
        ;P

  8. 12 septembre 2014
    Reply

    @caligula et @grumeau.couillasse : j’ai fait un effort là je suis juste à un peu plus de 5100 mots pour le prochain article, ce qui fait une dizaine de page. On a connu pire 🙂 Là ça passe en « comité de correction », puis passage à Barbabalala pour la déco . Donc ça se sera publiable en début de semaine j’espere. Côté vidéo aussi ça bosse dur, par contre c’est beaucoup beaucoup plus long à faire que la rédaction.

    • grumeau.couillasse
      12 septembre 2014
      Reply

      Purée chuis vraiment vénère. Avec mes 512k je ne tente aucun visionnage, ce serait le pire massacre de toute l’histoire moderne.
      Merci pour l’info sur l’état d’avancement, j’avais justement envie de vacances =)
      Faut dire qu’en ce moment l’actu constipe et j’en ai marre d’éliminer la gélatine en attendant les bons divertissements.
      MedefMan étant démasqué, tu ne risques plus ta place, viciss.
      Plus c’est long, plus c’est bon !

      • caligula63
        13 septembre 2014
        Reply

         » et j’en ai marre d’éliminer la gélatine en attendant les bons divertissements. »

        Comment? Un homme tel que vous n’aurait pas regardé Koh Lanta?
        Faites attention, vous êtes sur une pente savonneuse…

        Cela fait une semaine que TF1 fait de la pub pour cette émission positive. En plus, c’est pour la bonne cause, en l’honneur des deux morts de la dernière cession. En fait, non, ce n’est pas tout à fait ça; cette nouvelle saison est là pour faire oublier le dernier naufrage – et éventuellement faire de l’argent, 100 000€ les 30 secondes de pub, brut, bien entendu – et pour arriver à ce résultat, il faut parler des morts (sans les nommer), avoir un sentiment de remords de la part du présentateur (même s’il n’y est pour rien) et utiliser (c’est le terme exact) des anciens candidats qui feront vite oublier les deux morts, même si un petit mot de temps en temps relance le côté sentimental larmoyant d’une émission qui est sensée être une course à la délation et aux pires instincts de l’homme…Finalement, faire du pognon sur les morts est bien dans la ligne éditoriale.

        Un peu comme Calogéro…

        Sinon, il y a les anges de la téléréalité…

  9. grumeau.couillasse
    13 septembre 2014
    Reply

    Ha oui ça me revient, j’ai vu sa tronche sur un magazine décorant la caisse d’un hyper-marché !
    il me semblait bien l’avoir déjà vue chez des amis peut-être, sans doute dans la famille au cours d’un dîner…
    Désolé ma culture télévisuelle est décédée et je conseille à tous de tenter la chose, c’est facile, pas cher et vraiment bon.

    Bon laïus, c’est cool, on poursuit cette discussion sans s’éloigner du cadre. Belle illustration du sujet que cette affaire de spectacle, mais on n’a encore surement rien vu ils sont très forts les potes à MedefMan, vont nous péter un retournement de gaufre les goinfres !

    Imaginons un instant que la gaufre soit le cadavre ! haa les malins qu’est ce qu’ils sont forts. Ils nous ont bien roulés, il était pas mort le cadavre ! mais non, c’est le jeu, le second volet durant lequel le spectateur intègre la partie et là 100 000 € font pisser de rire.

    Si ce n’est la réalité, c’est que ces gens sont nuls en affaires.

    • 13 septembre 2014
      Reply

      Ou alors, vu qu’ils sont en Malaisie, ils seraient capables de retrouver l’avion perdu…

      Pour donner un ordre de grandeur du prix payé par les publicitaires, les 100 000€ brut les 30s correspondent au prix demandé lors de la retransmission de série américaine dites premium. Comme quoi la télé française est capable de faire aussi bien que les USA…

      Pour la télé, je vous rejoints. Si je ne la regarde quasiment plus, ma Dame le fait et j’entends les dialogues… Comment dire? Les scénaristes US ne doivent pas posséder plus de 500 mots dans leur vocabulaire. Ou alors, c’est le peuple américain qui n’est pas capable d’en assimiler plus, mais j’ai un peu de mal à le croire.

      Allez, je vous laisse, moi je vais m’étendre dans un coin sombre en attendant ma dose de hacking social. Cela risque d’être long, puisque la semaine prochaine je serai en déplacement. En espérant qu’il y ait, sinon la wifi, au moins un réseau quelconque (même le edge, je serai preneur).

      • grumeau.couillasse
        14 septembre 2014
        Reply

        Mais… j’ ai du mal à comprendre, ce devrait être facile pour vous d’assassiner celle qui pollue vos oreilles, surtout en ce jour grandiose qui retentit d’éjaculations métalliques un peu partout dans nos campagnes. D’ailleurs, à moins d’habiter en ville, ne comptez pas sur un sommeil réparateur, pas ce matin. Mes deux béliers pourtant si obstinés se terrent dans leur abri, même ma pie refuse de franchir le seuil de la maison.
        Ils décoinceront vers midi à l’heure du saucisson-ricard.
        Plus sérieusement, bon courage pour le taf et surtout n’en faites pas trop, vous savez à qui ça profite.

        • caligula63
          14 septembre 2014
          Reply

          Hélas! C’est une espèce protégée, car en voie de disparition; 🙁

          Sinon, désolé pour vos béliers – même si j’ai une petite préférence pour les boucs; un ami possède un bouc qui répond au doux nom de Tête de Con. Quant aux pies, elles sont dans le top dix de mes piafs préférés. Il y en a d’ailleurs un couple qui niche à dix mètres de mon bâtiment et elles viennent souvent narguer mon chat dans l’arbre situé à 5 mètres des fenêtres…

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