[déformatage] Comment détruire en deux mots l’espoir du revenu universel, par Valls.

« Alerte, enfumage imminent ! » C’est avec ces trois mots que le Docteur Claire Enclocq nous a envoyé de nouveau sur la route de Jussieu-sur-Gif, afin d’y retrouver l’atelier déformatage de l’Hopital Nietzsche. Cette fois, nulle fantasque pratique thérapeutique, nulle réparation linguistico-cognitive, mais de la prévention.

[Attention ceci est un article en mode tartiflette, avec tous les risques fromagers qu’une tartiflette est à même de contenir. Afin de vous préparer, voici quelques articles de contextualisation :

Les ateliers de la lenteur

Toujours loin de l’iconographie hospitalière, nous entrons dans ce qui semble être une banale salle de vidéoprojection des années 90 : le lecteur de vidéocassette est bien présent et nous observons un antique poster Nirvana sur les murs. Dr Enclocq refuse tout commentaire sur la présence d’une VHS de « Plus belle la vie » dans le lecteur, arguant le secret médical. Sans transition, elle se met à parler sans que nous puissions lui poser une seule question malgré les valeureuses tentatives de notre envoyé spécial.

« Tous les mardis soir, nous décortiquons l’actualité avec des spécialistes en déformatage, des formatés conscients, des étudiants en déformatage et la vigoureuse association des tricoteurs de l’Ouest que nous avons ralliés à notre cause.

C’est Henriette Milhalyztenchzmahcstila, maçonne de formation, athlète professionnelle de bilboquet alpin, qui nous a présenté ce tweet de Valls. La procédure et la sainte règle des ateliers de la lenteur sont de présenter les informations lentement, une expression à la fois. Si nécessaire, nous pouvons passer plusieurs nuits par mots.

nous allons vers l'été et c'est super valls

Nous avons donc commencé par ceci « nous allons vers ».

L’assemblée des déformateurs a été fort enthousiaste à cette expression : elle était impactante, promesse d’incurvation de trajectoire. Cela vendait du rêve, cela augurait d’un storytelling aux petits oignons, avec un positionnement familiarité/épique dont le ratio était rudement bien marketé. Valls avait là un bon packaging avec lequel nous étions familiers, étant donné que notre bibliothèque est fort bien fournie en livre de marketing, de management et autres engeances de la société de consommation.

♦ Mais ces mots « packaging », storytelling, marketing, n’est-ce pas là le langage de « l’ennemi » que vos déformatés ont employé ? Est-ce que cela veut dire que vous adhérez à ces mots ?

Hum. Je vois que vous aurez bien besoin d’une thérapie second degré option humour noir, mais on fera l’ordonnance plus tard.

ÉVIDEMMENT QUE NON, nous n’adhérons pas à ce que désignent ces mots. Mais ils sont utiles pour décrire le vide qui est vendu à la population, un vide manipulateur, mensonger, exploiteur, dominateur ou écraseur selon les situations.

storytelling

Pourriez-vous nous expliquer pourquoi « marketer » des choses ce n’est pas bien ?

Premièrement, il était convenu que vous ne posiez pas de questions. J’ai eu l’élégance d’accepter d’écouter ce que vous aviez à dire, vous devriez vous en satisfaire… En plus, vous êtes dans un lieu exceptionnel, c’est l’hôpital Nietzsche, regardez-moi ce faux plafond, il suffit de se hisser sur la pointe des pieds pour le bouger soi-même… un vrai appel à l’autodétermination.

apple marketing

Bon, reprenons notre valse (haha) si vous voulez bien. De toute façon je ne vous laisse pas le choix.

Nous passâmes donc à un brainstorming afin de savoir ce que nous souhaitions voir suivre de ces mots de Valls, lesquels nous plairaient le plus. À l’unanimité, nous votâmes pour ceci :

summer is coming

 Déjà nos très rusés déformateurs avaient saisi le potentiel d’universalité d’un tel message, et bien qu’ils n’aient pas de sens politicien (le poster de Nirvana a d’ailleurs pour but de les décourager en ce sens), personne ne peut nier leur capacité à être terre à terre, à respecter les lois de la pesanteur.

Madame Milhalyztenchzmahcstila nous a dévoilé la suite, non sans nous prévenir que nous risquions la mort par stupeur cérébrale.

vals

J’ai une carrière longue, vous savez. J’en ai vu des choses innommables, des carnets de santé et des glottes. J’étais là, avec ma poker face, quand Chirac faisait campagne avec ses pommes. Et pourtant, mon expérience et mes connaissances ne m’ont été d’aucune aide face à ce tsunami de joie. Personne ne vous prépare à un tel éclatement de bonheur, spontané, partagé entre 14 personnes. Vous savez comment survivre à une invasion de zombies même s’ils n’existent pas, mais pas un seul spécialiste ne vous apprend à composer avec la joie humaine, avec ses serrages dans les bras, ses éclats de rire et ses petites danses jamais vues auparavant. Voici un échantillon représentatif des réactions-réflexions de cette population de 14 personnes :

Alors c’est fini les conneries ? On n’aura plus peur de perdre son emploi ? Pôle emploi ne nous forcera plus à apprendre à écrire des CV alors qu’on est bac +5 en littérature moderne ? On n’aura plus honte d’être occupé à prendre soin de sa famille ? On pourra dire merde aux harceleurs sans la peur d’être viré ? On pourra dire tout haut ce qu’on pense et enfin ne plus se soumettre à la peur du licenciement ? Artiste ne sera plus synonyme d’affamé ? On pourra prendre du temps pour créer de beaux projets libres et utiles à l’humanité sans penser au frigo ?

Nous avons fait la fête durant deux jours. Parce que nous savions ce que revenu universel veut dire, nous avions déjà tous imaginé son application, ses difficultés et ses joies, nous connaissions ses multiples synonymes et nous avions même inventé notre pack revenu universel, que nous nommions pack revenu inconditionnel respectueux de la relation légume/humain :

  • De l’argent pour tous, tous les mois. Là actuellement 1500 euros ce serait bien. Inconditionnel et dès 16 ans.
  • Interdiction formelle d’employer quelqu’un à casser des choux-fleurs toute la journée, sous peine d’amende de 27 millions d’euros.
  • Plafonnement des rentrées d’argent à 6000 euros/par mois (parce que les dominants ne tirent pas leur argent que du salaire).
  • Destruction de la bourse en spectacle son et lumière, sous le thème de Nyan cat, présence de licornes recommandées.
lA BOURSE
Avouez que ça ferait un très très beau spectacle (Ici la bourse de Paris en explosion pailletée).

 

  • Réduction du pôle emploi à un seul site web pour des annonces, possible réduction de toutes les administrations qui créent trop d’ennui ou de souffrance tant chez les usagers que ceux qui y travaillent.
  • Tout entrepreneur/patron surpris à employer des personnes à éplucher des oignons toute la journée devra payer 27 millions d’euros à la société, ainsi qu’éplucher 1978 oignons en guise de peine pénale et d’expérience artistico-juridique.
  • Amende/contravention proportionnelle aux revenus. Ainsi une amende de contravention pourra être comprise entre 10 euros et 157 millions d’euros selon les comptes en banque (ceux « optimisés fiscalement » en Suisse ou au Panama)
  • Démantèlement de toutes les tondeuses à gazon du territoire, mise en place d’élevage de chèvres citadines : si herbe coupée le citoyen ou le groupe veut, chèvre il devra emprunter à l’état (gratuitement). Tout type d’herbivore sera autorisé dans les jardins publics ou privés. Toute personne surprise à utiliser ou à ordonner l’usage d’une tondeuse à gazon devra faire un stage de 2 ans avec un éleveur de chèvre citadine.
  • Redevance TV à la carte, (choix d’où va l’argent) ou dédiée aux médias/créateurs sur le net. Ainsi chacun sera libre de dédier toute cette taxe soit à Arte, TF1, un site porno ou encore à notre futur président Dany Caligula afin qu’il achète de nouvelles poêles. Donc cela deviendra un moment de récompense de ceux qu’on aime.

  • Transparence totale des données de l’État concernant l’argent « où qu’il va, où qu’il est dépensé », partenariat avec les créateurs de « democracy 3 » afin que les données réelles soient jouables, afin d’augmenter le brainstorming citoyen à ce sujet.
  • Justice restauratrice au prud’homme ; nul entrepreneur, harceleur, ayant commis des actes de souffrance sur un travailleur ne pourra échapper à la prise de conscience de ce qu’il a commis. Comme au pénal, des obligations de soin pour les harceleurs/directeurs ayant institutionnalisé le harcèlement pourront être comprises dans la peine.
  • TVA réduite pour les produits locaux, TVA augmentée pour les produits mauvais pour la santé ou ayant trop de packaging. Monsanto sera taxé à 15 000 % supplémentaire, par exemple.
  • Opération de rangement des formations, diplômes, écoles. Parce que trop de formation flirte avec l’ésotérisme, parce que les diplômes universitaires doivent être revalorisés.
  • Tout cumul des mandats sera assorti d’une obligation à prouver sa polyvalence en cumulant également un métier à pénibilité physique (usine, bâtiment, travail dans les champs, restauration…).

etc.

N’est-ce pas irréaliste d’envisager un monde où personne ne soit obligé de casser des choux-fleurs à la chaîne ?

Oui, nous concevons à quel point il peut être très difficile pour certaines personnes d’abandonner cette passion qu’est de forcer autrui à casser/éplucher des légumes toute la journée, la domination est un passe-temps addictif, en effet. Mais que les dominants se rassurent, on ne va pas les couper de leurs drogues en un éclair, le revenu inconditionnel, c’est d’abord que chacun puisse vivre sans être taxé de sale parasite-fainéant, avec décence et tranquillité d’esprit afin de pouvoir œuvrer. Autrement dit, ils n’ont pas à s’inquiéter (en tout cas, il faut faire comme si, hein, je compte sur vous pour les 50 prochaines années).

Si la version pack revenu inconditionnel respectueux de la relation légume/humain ne vous semble pas assez audacieuse, en voici d’autres :

  • Une présentation générale :

  • Salaire à vie VS revenu de base :

  • revenu de base VS RSA :

  • Le salaire à vie :

Pleins d’autres liens pour s’informer :

♦ Et quelle était la suite du message de Valls ?

Cette fête de deux jours nous a coûté très cher en paracétamol et en amendes pour exhibitionnisme, mais nous n’avions aucun regret: la joie, c’est un plaisir qui rend heureux, n’ayons pas honte d’être content, c’est toujours plaisant.

Qu’importe les déceptions futures.

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Henriette, toujours aussi vivace d’esprit, avait affiché ce portait de Valls. En blanc. Parce que oui, l’espace de ces deux jours, nous avions oublié qu’il était homme à oser porter de tels costumes pour paraître « pur », qu’il était de ce machiavélisme singulier – disons faussement médiocre – dont les ficelles manipulatoires, si elles apparaissaient comme des fails totaux, n’en étaient pas moins pensées avec une méthode de spin doctor accompli.

valls t

Le tweet était un oxymore. Voici ce qu’ont déclamés les déformatés de notre atelier. Et c’en était un, si on en croit la définition wikipédiesque :

L’oxymore […] est une figure de style qui vise à rapprocher deux termes (un nom et un adjectif) que leurs sens devraient éloigner, dans une formule en apparence contradictoire, comme « une obscure clarté ».

L’oxymore permet de décrire une situation ou un personnage de manière inattendue, suscitant ainsi la surprise. Il exprime ce qui est inconcevable. Il crée donc une nouvelle réalité poétique. Il rend compte aussi de l’absurde.

La figure sert alors à suggérer des atmosphères oniriques ou hallucinatoires, où l’antithèse domine. La figure peut aussi, en poésie comme dans le langage parlé, servir à saisir une contradiction interne ou une passion à la fois captivante et repoussante

Valls serait-il donc poète ? S’agissait-il de donner à cette notion une atmosphère hallucinatoire et onirique, de dire à la population, via un non-sens, que l’image du revenu universel n’était qu’un songe ? Un rêve dont l’issue ne pourrait être que cauchemardesque ?

Mashup Citation : Macron triste + Baudelaire
Mashup Citation : Macron triste + Baudelaire

Allons, comme en témoigne cet essai de mashup politique/poésie par un de nos déformatés, la poésie n’a pas sa place en politique, quoique l’interprétation oxymore ne soit pas fausse.

Jean-Edouard Adama, l’un de nos déformatés, a pour l’occasion cherché notre jeu de cartes publicitaires. Pour la petite histoire, il s’agit d’un jeu crée afin de comprendre le processus publicitaire : on tire une carte objet puis une carte concept :

carte cafésexe carte

Voilà, il suffit d’associer les deux en une pub. Ici, les cartes sont faciles, cela a déjà été fait par le passé, cela donne les pubs de Carte Noire :

Soit une personne semble vouloir faire l’amour au paquet de café, soit cela fait se rencontrer un couple qui va passer à l’action. Le rapport café/sexe doit être onirique, hallucinatoire, de l’ordre du travail de l’inconscient.

Dans ce jeu, pas besoin de ce soucier de la logique, ça passe ; les propriétés des objets ou du concept peuvent même être extrêmement éloignées, ce n’est pas grave.

Hé bien, ce que nous avait fait Valls était le contraire de ce jeu, il avait pris l’objet « revenu universel » et a retiré « universel », ce qui a donné « allocation ciblée ». Il a retiré tout ce qu’il y a de sexy dans le revenu universel et l’a remplacé par une notion existante inefficace et stigmatisante.

Si vous tenez à ce que ça fasse sérieux et argument d’autorité, voici ce que ça donne en opération et en chiffre :

opé

Nous avons néanmoins cherché dans le communiqué publié sur Facebook comment Valls expliquait ce retournement de sens. Peut-être avait-il une excellente raison ?

Le communiqué fait 7 captures d’écran et pourtant, il n’explique que dans une seule phrase ce retournement :

fb7c
La totalité du communiqué ici : https://fr-fr.facebook.com/notes/manuel-valls/la-solidarit%C3%A9-une-exigence-r%C3%A9publicaine/1039579146122429/

 

Il s’agissait donc avec ce communiqué de commencer à détruire la notion de revenu universel. Parce qu’elle apparaît de plus en plus comme LA solution à quantité de problèmes et, comme la version « non-corrigée » ne les arrangent pas, il faut commencer à la transformer en quelque chose de détestable dont personne ne voudra.

Les déformatés en conclurent donc que malgré les apparences de fail machiavélique, ce fait de novlangue avait un potentiel concret de manipulation : ici la destruction d’espoir d’évolution de la société.

Que préconisez-vous contre ce formatage en cours ?

Ce qui est formidable c’est que le revenu universel est une notion assez forte en terme d’espoir, d’exemples concrets, que beaucoup ont planché dessus, qu’elle a plein de synonymes et de variations. Face à cela, l’oxymore de Valls est assez misérable en terme de machiavélisme, même si on suppose que ce n’est qu’un premier tir d’essai avant de sortir l’artillerie lourde.

Donc en premier lieu, je serais d’avis de répondre un grand oui à la proposition de Valls et d’entamer le dialogue à ce sujet, mais ce dialogue il doit se faire entre citoyens, pas qu’entre spécialistes enfermés à double tour à l’Élysée. On peut s’informer mutuellement, imaginer des tas de variations, projeter ce concept à toutes sortes de situations qui nous sont familières. Pas besoin d’être économiste, diplômé, ou que sais-je : être vivant dans la société et avoir de l’imagination peut suffire.

En ce qui concerne cette forme de novlangue, hé bien jouez. Civilization en multijoueur est un bon terrain pour comprendre les liens entre machiavélisme et politique, Democracy 3 aussi permet de jouer au président de façon instructive, cf :

N’hésitez pas à vous emparer de notre jeu d’association et celui de désassociation de Valls :

Par exemple pour le café, on peut imaginer :

café + (- énergisant) + ( – bon goût ) = boue (mais on va appeler ça café)

Et on peut faire un plan de présentation tel que le communiqué de Valls, en misant non sur le mot « solidarité », mais sur « énergie » ; il ne faut pas hésiter à agrémenter le texte d’autocongratulations, de patriotisme, de positivité concernant le gouvernement, etc.

*Rappel historique 

De tout temps, le café a connu le succès, Einstein en buvait, on raconte que durant la Seconde Guerre mondiale, c’est ce qui a permis à la résistance de tenir bon et sauver notre pays. C’est l’énergie de celui-ci qui a permis à nos athlètes les plus célèbres de battre des records qui sont encore vantés aujourd’hui. Le café, c’est la croissance. Notre gouvernement, fort de ce constat, n’est pas passé à côté de la cafetière : grâce à une sérieuse collaboration entre l’expresso et nos ministères, rappelons que le chômage a diminué de près de 78,9 % de plus qu’à Monaco, un record pour la cinquième république !

*Arguments d’autorité

Aujourd’hui, c’est près de 5 milliards d’amateurs de café à travers le monde, et notre législation et notre plan de rigueur de 2006, acclamé par 74 % des Français a permis d’augmenter de près de 45 % le plaisir de la population à la consommation de café, renforçant l’unité nationale face à l’adversité. L’énergie étant au cœur de nos préoccupations, c’est avec ébahissement que nous avons constaté que ces résultats étaient au-delà de nos attentes. C’est bien plus que l’Allemagne qui est pourtant réputée pour ces hautes distinctions en ce domaine.

*Révolution

C’est aujourd’hui une révolution pour le café, et nous sommes fiers d’y contribuer. Alors que les nations voisines persistent à ne pas réglementer les taux de caféine, et que, par conservatisme craintif, elles n’osent pas faire progresser les peuples, la République aujourd’hui fait un pas en avant pour les consommateurs de café, s’illustrant ainsi comme modèle d’innovation à travers le monde  :

Nous allons vers un café meilleur :

un café sans caféine, 100 % boue.

*Argumentation très rapide

Ce chantier que nous ouvrons, c’est bien celui d’un café meilleur : pas un café avec de la caféine, ni avec un bon goût – cela serait coûteux et n’aurait aucun sens –, mais un café 100 % boue, neutralisé de toute trace de caféine.

*Vous pouvez copier-coller le communiqué de Valls , ça passe bien pour à peu près n’importe quelle proposition, même le café (en gras les mots modifiés) :

Depuis des années, ce sujet est évoqué, sans que jamais le travail ne soit mené à son terme. Il nous appartient aujourd’hui d’en poser les jalons, d’en identifier les conditions et les contraintes. C’est à ce prix que ce sujet sortira des slogans pour devenir une réelle proposition, soumise au débat démocratique.

Plus que jamais, mon gouvernement est décidé à faire vivre cette valeur d’énergie qui est au cœur de ce que nous sommes, et à affirmer à nouveau, haut et fort, que la France, parce qu’elle est fraternelle, ne laisse aucun amateur de café sur le bord du chemin.

Bref, optez pour l’attitude hacker : tentez de comprendre, puis bidouiller et détourner. N’oubliez pas de vous amuser au passage 🙂 »

Docteur Claire Enclocq,

Guerrière lv12 à Skyrim

Stagiaire chef du communauty management de l’Association des tricoteurs de l’ouest.

Viciss Hackso Écrit par :

Attention, atteinte de logorrhée écrite et sous perfusion de beurre salé. Bisounours destructrice de choux-fleurs à temps partiel.

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14 Commentaires sur "[déformatage] Comment détruire en deux mots l’espoir du revenu universel, par Valls."

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Kaeso
Invité
Mais du coup, entre le salaire à vie et le revenu de base, ne vaudrait, t’il pas mieux privilégier un mode de fonctionnement plutôt qu’un autre pour éviter de diviser les opinions? Pour accroître l’effet de masse. Et si on optait pour le revenu de base, pour… sa simplicité de mise en place par rapport au salaire à vie (si, c’est valide comme argument), ne faudrait il pas s’accorder rapidement sur un mode de fonctionnement, quitte à aménager le système ensuite? Par exemple commencer à 450€ pour le minimum de personnes (les majeurs) avant d’éventuellement étendre le concept aux mineurs… Lire la suite »
Thomas Cmoi
Invité
Kaeso, je me permets de te répondre avant l’équipe (les Hack So, pas le magasine). Je ne peux que te conseiller de te renseigner sur ces deux sujets qui font polémique. Il y a des vidéos dessus, des sites et des forums dédier à cela et même des plateaux télé de débat entre les deux, ils sont intéressant et c’est assez rare pour le souligner 😉 (C’était « arrêt sur image » l’émission). Evidemment passer de notre économie au revenu de base ou au salaire à vie de but en blanc n’est pas souhaitable et procéder par petites touches est… Lire la suite »
Taos
Invité
Bonjour, il faut tout de même souligner le piège qui nous guette derrière cette merveilleuse idée : elle est tout simplement incompatible avec le système néolibéral tel que nous le connaissons. N’oubliez pas que l’idée d’un revenu universel est soutenu par les milieux très libéraux (à commencer par Mr Friedman himself). Ainsi, loin d’émanciper les travailleurs, il serait considéré comme « une partie du salaire » dont l’employeur pourra faire l’économie. C’est donc le patronat qui y trouverait son compte, ne changeant absolument pas le rapport de force travailleur/employeur, et permettant une baisse massive des salaires. De plus, l’Etat se désengagerait de… Lire la suite »
Naja
Invité

De deux choses l’une :
-Soit, M Valls surfe sur la vague du revenu universel pour manipuler les Français et trahi donc la France.
-Soit, M Valls est stupide puisqu’il ne sait pas utiliser pas le mot *universel* correctement.
Et, je ne vois aucune autre option viable plausible pour lui, au point que c’est rigolo d’en parler au peu de gens prêts à le défendre en essayant de monter une explication imaginaire complètement bancale 🙂

pascal
Invité
Bonjour, Les phases historiques d’incertitude peuvent pousser le citoyen, individuellement ou collectivement, à s’accrocher à la première bouée de sauvetage venue en y sacrifiant non seulement les bases d’un esprit critique sain et vital mais parfois le bon sens le plus élémentaire. Le MFRB n’est un mouvement citoyen qu’en façade. Il constitue en fait la patte blanche de loups ultralibéraux canadiens aux services de lobbies financiers et bancaires très puissants … comme la banque Lazard, familière des magouilles en coulisses de la haute finance transatlantique et pour qui travaille … Daniel Cohen, tête pensante du MFRB. Hum !? Commencez-vous à… Lire la suite »
Naja
Invité
Pascal a écrit : > chaque allocation [comme le RBU] (en monnaie donc capitaliste dans son principe) Je trouve que la monnaie est pratique surtout comparé au troc. De plus, il y a une grande marge entre la monnaie et le capitalisme. Pascal a écrit : >Qui va payer [le RBU] ? Je vois 3 possibilités pour notre société basée sur le travail et l’échange : -Taxer le travail. Hors le travail est le moteur de l’économie. Un impôt, comme l’impôt sur le revenu est donc un frein. -Taxer les échanges. Hors les échanges sont la base de notre économie.… Lire la suite »
pascal
Invité
Bonjour, Merci d’avoir malgré tout publié mon commentaire. Je parle concernant la dérive psychique, si tu veux bien le comprendre et non user de réductionnisme argumentaire, des fanatiques prosélytes qui participent à des mouvements sectaires comme le MFRB et non des gentils quidams qui rêvent d’argent de poche à la fin du mois et qui ne se doutent pas de ce qui leur pend au nez ni de ce que leur préparent les lobbies bancaires qui voient surtout dans le revenu de base, promis subitement à des dizaines de millions de personnes et garanti (fallacieusement) par l’Etat, une colossale injection… Lire la suite »
pascal
Invité
Tu n’as toujours pas pris la peine de lire dans le détail. Tu ne peux dialoguer honnêtement si tu lis seulement un mot sur deux (je suis gentil). Tu n’as pas eu matériellement de temps de lire l’ensemble des textes aux liens proposés avant d’y répondre et de critiquer gratuitement. Par ailleurs, je ne poste pas sur le site de Soral pour adhérer à son idéologie (les commentateurs de son blog ne sont évidemment pas tous d’accord avec lui) mais simplement pour commenter un article. Tu aimes vraiment les amalgames. Tu t’égares en compartimentations réductrices. Soit. Quant aux théories du… Lire la suite »
pascal
Invité
Pour répondre simplement à ta question : non ! Si tu considères que cette accusation t’était adressée, je la retire ou je la redéfinis. Je me suis alors exprimé de manière peu explicite. Mea culpa ! Mille excuses. Evidemment, puisque pour critiquer le revenu de base il faut au moins s’y être intéressé. Cela me paraissait tomber sous le sens. Cette « inquiétude clinique » ne concerne pas a priori les personnes qui se posent des questions comme tout citoyen (dont moi) mais plutôt celles qui ont définitivement fini de s’en poser (comme les théoriciens économistes qui affirment des thèses non démontrées… Lire la suite »
Sakay
Invité
Plop ! Je passe par là, longtemps après la publication de l’article mais le débat reste d’actualité à mon avis. Je veux surtout tenter de clarifier le salaire à vie tel que présenté par Bernard Friot et les différences avec le revenu de base dans toutes ces déclinaisons (libéral, ultra-libéral, de gauche, super-méga-libéral, de gôche, écolo etc…). Pour ma part, je suis fermement opposé au revenu de base, qui n’est qu’un nouvel artifice trouvé par la classe dirigeante pour maintenir le capitalisme en place. Ces propositions ne permettent ni de se défaire du marché de l’emploi ni d’être enfin libre… Lire la suite »
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