Vaste question ! Et pourtant la réponse pourrait être très simple : en étant suffisamment sympathique à autrui – au point qu’il trouverait sympa de partager un repas avec nous – et en formulant le message d’une façon qui le transporte, comme on peut être pris dans un roman, une histoire, et qu’on oublie tout autour.
C’est ce qu’on voit dans l’étude de Nisbett, G. S., & Schartel Dunn, S. (2021), notamment dans un de leurs résultats :

Le parasocial, c’est à dire la sympathie envers la figure médiatique (ici c’était Taylor Swift qui était étudiée) prédit davantage de transport – c’est à dire être immergé dans le récit (ici c’était un de ces post instagram où elle appelait à voter) qui prédit à son tour moins de réactance, c’est-à-dire un rejet du message voir l’envie de faire le contraire.
On a parlé ici de la réactance :
Le parasocial seul ne produit pas cet effet, ainsi, la priorité si on souhaite convaincre ou moins ne pas générer de réactance, c’est de travailler son texte et son message ; un bon texte qui transporte, avec auteur inconnu, peut avoir une forte puissance sur le changement des croyances (Green et Brook 2013)
Ce ne sont pas les seuls résultats, et je suis actuellement en finalisation d’un dossier de plus 100 pages sur la question parasociale tant il y a dire sur ses puissances cachées. Mais je trouvais utile de vous partager d’ors et déjà ce petit résultat, puisque cela peut être utile en tant que militant, engagé, enseignant, voire parent : comment rendre ce qu’on veut transmettre aussi passionnant qu’un roman, une histoire ? Comment se rendre sympathique à l’autre pour accroître cet effet ? Qu’est-ce qui s’oppose à cela, et comment le surmonter ? Est-ce que ce qui nous rebute dans le fait de formuler sous forme d’histoire est justifié ? Est-ce que ce qui nous fait préférer prendre des comportements antipathiques sert réellement nos buts ? Où sont les éléments les plus transportants à mettre en valeur dans notre communication ?

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