Êtes-vous anti-autoritaire ? 

L’autre jour, une personne m’a demandé en privé si on avait connaissance de ce que serait une personnalité anti-autoritaire via les travaux en psychologie sociale et politique. 

Eh bien oui. 

Je me suis dit que ce serait intéressant de vous partager cela, ça peut être une belle source d’inspiration pour soi-même et la manière dont on construit des collectifs. Cela peut aussi permettre de mieux saisir certains angles morts à gauche, défaire quelques malentendus, voire possibles dérives. 

Précaution d’usage : ici, je vais vous partager tous les traits et caractéristiques associées aux profils dits bas score à l’autoritarisme (autoritarisme de droite, RWA ; autoritarisme de gauche, LWA), à la dominance sociale (SDO) et autres formes affiliées (anti-démocratisme). Cela ne signifie pas : “être anti-autoritaire” = “toutes ces caractéristiques”. 

En ce qui me concerne, je ne me retrouve pas à 100% dans ces caractéristiques, et ce n’est pas grave, au contraire, ça me permet d’y réfléchir, de m’orienter concrètement dans une direction plutôt qu’une autre en toute connaissance. Je doute tout autant que l’un de vous, fidèle lecteur ou simple curieux, se reconnaisse à 100% dans ce profilage. Là encore, ce n’est pas grave, n’en soyez pas déçu. Ce n’est pas un concours de “vertu”, ce sont juste des repères, des balises, qui me semblent précieuses en temps de tempête. J’ajouterai, et vous comprendrez pourquoi en lisant la suite, que les personnes les plus en phase avec ce profil anti-autoritaire, seront sans doute celles qui peineront le plus à accepter de s’y reconnaître, qui en douteraient. Pourquoi ? Vous allez bien vite le comprendre.

Alors, la personnalité anti-autoritaire, elle ressemblerait à quoi ?

Les traits de personnalités anti-autoritaires

Notre anti-autoritaire va grandement se démarquer par une plus haute ouverture à l’expérience [Sibley & Duckitt, (2008) ; Zettler, Thielmann, Hilbig, and Moshagen’s (2020)]. C’est une personne curieuse, sensible, a un intérêt pour les expériences esthétiques, la création artistique, pour les imaginaires, avec une grande appétence intellectuelle. Concrètement c’est une personne qui va s’intéresser à différents domaines, peut être très enthousiaste à la nouveauté, le genre de personne qui peut décider d’aller spontanément vers ce qui lui est inconnu, comme ça sur un coup de tête, malgré ses craintes, malgré les conséquences. Cette personne aime à se confronter aux points de vue divergents, originaux.

Nous avons parlé plus en détail de ce trait dans ce dossier : https://www.hacking-social.com/2023/04/03/%E2%99%A6pp1-la-personnalite-cette-performance/ Vous pouvez vous tester ici : http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie-de-la-personnalite/test-ipip-neo-120 (attention « liberal » veut dire « de gauche » dans le test)

Un excellent résumé de ce qu’est la personnalité (comportant donc le trait ouverture, agreabilité mais aussi les 3 autres :

Ces personnes auront souvent une plus grande agréabilité, empathie, elles seront souvent perçues par les autres comme sympathiques, bienveillantes, soucieuses des autres, privilégiant la coopération [ Ogunfowora, Bourdage, and Shin (2010) ; Gaughan, Miller, & Lynam, (2012)]. Cela fait qu’elles auront tendance à répondre spontanément à ce qu’elles perçoivent comme injuste pour autrui, même au sein de leur propre groupe. Dans un groupe militant, s’il y a dérive interne, comme le fait d’accabler de manière excessive un autre militant pour X raison, cela sera insupportable pour un anti-autoritaire. Soit  il interviendra pour aider la personne accablée quitte à se mettre à dos d’autres militants, soit il prendra ses distances dudit groupe. Ainsi, il peut être être difficile pour un anti-autoritaire de trouver sa place dans certains groupes militants, car ces personnes sont plus sensibles aux dérives internes dès lors que cela a des conséquences sur les individus (burn-out, humiliation, domination, etc.). Pire, elles peuvent devenir une cible à leur tour, perçue comme pas assez “solide” dans la lutte, car refusant que la lutte justifie la reproduction de domination interne.

Nous avons parlé plus en détail de ce trait dans ce dossier : https://www.hacking-social.com/2023/04/03/%E2%99%A6pp1-la-personnalite-cette-performance/ Vous pouvez vous tester ici : http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie-de-la-personnalite/test-ipip-neo-120 (attention « liberal » veut dire « de gauche » dans le test)

La personnalité anti-autoritaire aura une plus grande honnêteté-humilité [ Lee, Ashton, Ogunfowora, Bourdage, Shin (2010) ; Zettler, Thielmann, Hilbig, Moshagen, (2020)]. Ce sont des personnes qui accordent de l’importance à la sincérité, l’équité, sont plutôt modestes (parfois auront du mal à reconnaître leur propre valeur et qualité), ne supportant pas la manipulation et l’exploitation d’autrui. Plus fondamentalement, elles ne recherchent pas le pouvoir, se mettront rarement en avant, donc on les verra peu dans des rôles de leader, de représentant d’un mouvement. On peut d’ailleurs les reconnaître ainsi : elles refusent de prendre des responsabilités importantes, sauf si cela est vraiment nécessaire ( par exemple, parce que la situation l’exige matériellement, qu’aucune personne s’en occupe). Le paradoxe, c’est que lorsqu’elles prendront des responsabilités, ce seront des responsabilités souvent invisibles, propre aux “petites mains”, tâches ingrates en termes de reconnaissance, le genre de responsabilité primordiale dans un groupe, qui fait tenir le groupe, mais qui sera invisibilisé, parfois exploité par des personnalités dominatrices qui tireront la couverture vers elles. 

A gauche, cette honnêteté-humilité est aussi liée au fait que les anti-autoritaires supporteront mal les tendances punitives, même quand elles se trouvent justifiées par d’autres membres de leur groupe militant au nom d’une cause [ Krispenz, A., & Bertrams, A. (2024)]. 

Les personnes anti-autoritaires auront un faible niveau de Tétrade Sombre [ Krispenz, A., & Bertrams, A. (2024) ; Krispenz, A., & Bertrams, A. (2024)]. La tétrade sombre est une certaine modalité de traits de personnalité que sont : le machiavélisme (la fin justifie les moyens); la narcissisme (tout centré sur soi dans une logique de valorisation, de glorification, et/ou via un système défensif dès que cela touche son ego); la psychopathie (faible empathie, peu de préoccupation pour autrui sauf si cela sert son intérêt); le sadisme (prendre une certaine forme de satisfaction à la souffrance d’autrui). Concrètement, vous les verrez rarement, pour ne pas dire jamais, afficher publiquement du plaisir à la souffrance des autres, même quand il s’agit de leur adversaire politique. Ils/elles se refuseront généralement à employer des méthodes d’action destructrices pour autrui, même si cela serait justifié “au nom de la lutte”, ils seront toujours préoccupés par le sort des autres, tout autant (voir parfois davantage) que leur propre sort.

Ce faible niveau de tétrade sombre prédit aussi que les anti-autoritaires ne feront pas de Virtue Signaling sur les réseaux sociaux. Le virtue signaling (faire la leçon aux autres, comme n’étant pas assez ceci ou cela) est en effet de plus en plus étudié en psychologie, et nous apprend que ce comportement est positivement associé à la Tétrade sombre, au narcissisme grandiose, à la rationalisation de tendance agressive [ Ok, E., Qian, Y., Strejcek, B., & Aquino, K. (2021) ]. Des recherches récentes s’intéressent à ces comportements à gauche, ce que les chercheurs nomment le Dark-Ego-Vehicle Principle ( DEVP ), c’est-à-dire des personnes qui, par intérêt personnel, souvent lié à la Tétrade Sombre, exploitent des luttes de gauche pour se donner bonne image, accroître leur domination dans des groupes, et parfois justifiant moralement leur agressivité tournée contre d’autres personnes de gauche, la lutte contre l’extrême droite n’étant qu’un prétexte [ Krispenz, A., & Bertrams, A. (2025) ]. La personnalité anti-autoritaire est à l’opposé de cela, ce qui peut d’ailleurs lui causer quelques ennuis car elle peut devenir cible des personnes à haut DEVP.

Si l’on prend tout cela en compte, cela dessine chez les anti-autoritaires ce qu’on pourrait appeler une personnalité altruiste. Viciss a écrit un dossier à ce sujet  ( https://www.hacking-social.com/2019/03/25/pa1-la-personnalite-altruiste/ ). Les connaissances que nous avons quant à la personnalité altruiste permettent de défaire des apriori que vous pourriez avoir à la lecture de ce profilage: “oui mais cette personne anti-autoritaire, elle serait en mode bisounours, refusant toute “violence” ou “ruse” ? “ 

Eh bien non, pas du tout. 

Il faut comprendre que la visée d’une telle personnalité, c’est l’altruisme, la justice, l’équité, la dignité humaine. La fin ne justifiera jamais des moyens contraire à ces valeurs. Par contre, si des moyens permettent de protéger ces valeurs, de protéger les personnes,, de les renforcer tout cela politiquement, la personne anti-autoritaire peut devenir un véritable caméléon psychologique, notamment en raison de sa haute souplesse de personnalité et cognitive: elle peut, si la situation l’exige, devenir ferme ; elle peut ruser ; mentir ; résister activement; combattre si nécessaire. Pas au nom d’une idéologie, d’un militantisme, d’un conformisme de groupe; jamais pour dominer, créer de la souffrance, ou pour son unique intérêt ; mais toujours au nom de valeurs humanistes, universalistes (j’en reparle plus bas), par empathie face à la souffrance d’autrui. De tels comportements sont quasiment automatiques chez elle, au point qu’elle peut apparaître par moment méconnaissables aux yeux des autres, et même aux siens. 

Le dossier de Viciss vous en donnera de nombreux exemples.  

Au niveau cognitif

Via les études sur l’autoritarisme et l’orientation à la dominance sociale, les faibles scores nous permettent d’envisager un profil cognitif. A commencer par une plus grande souplesse cognitive (liée à l’ouverture à l’expérience). Ce seront des personnes à l’opposé du dogmatisme, avec une grande tolérance à l’ambiguïté, une faible clôture cognitive [ Kruglanski, (2012) ; Jost et al., (2003b); Doherty, (1998) ]. 

Concrétement, elles sont capable d’accepter des formes d’incertitude, de complexité, sans recourir à des explications simples, binaires (bien/mal ; tout blanc/tout noir). Cela est lié à cette appétence à la divergence, aux informations variées. 

Cette souplesse cognitive se retrouve aussi dans la capacité à se remettre plus souvent en question, réviser ses opinions, rechercher de nouvelles preuves même contraire à ses opinions de départ [ Sparkman and Blanchar (2017) ; Amit and Sagiv (2013) ; Mondak (2010)].

Concernant les valeurs et visions du monde

Leurs valeurs dominantes sont l’autonomie et l’universalisme, avec l’idée que la cohésion de groupe est subordonnée à l’autonomie, à l’autodétermination des individus [  Duckitt 2010 ; McFarland et Al. 1996 ; McFarland et Adelson, 1996 ]. L’individu ne doit prévaloir négativement sur le groupe, et inversement le groupe ne doit pas prévaloir négativement sur l’individu. Ainsi, l’anti-autoritaire n’est le pas le propre d’une vision collectiviste, elle peut même s’y opposer si celle-ci est verticale; tout autant qu’elle s’opposera à des modalités individualistes si celles-ci sont verticales. La variable ici ce n’est ni l’individualisme, ni le collectivisme, mais l’horizontalité opposée à la verticalité.

Je profite de le dire clairement, car selon moi il peut y avoir un point aveugle à gauche sur cette question de Individualisme VS Collectivisme, en mode “Pas bien” / “Bien”, car l’un serait associé à l’autoritarisme et l’autre non. 

C’est faux, et c’est même périlleux d’envisager les choses ainsi.

L’autoritarisme peut avoir ses modalités collectivistes comme individualistes. Ce n’est pas un bon critère de différenciation politiques, idéologiques. Le critère c’est la forme que prennent l’un et l’autre, soit leur dimension verticale et horizontale [ Triandis, H. C., & Gelfand, M. J. (1998) ; Różycka-Tran, J., Boski, P., & Wojciszke, B. (2015) ]

Collectivisme vertical = priorité accordé au groupe, à la hiérarchie stricte, à la discipline et le respect des autorités/leaders. Tout à fait compatible avec l’autoritarisme, à droite et à gauche.

Individualisme vertical = Axé sur la compétition interpersonnelle et le désir d’être le “meilleur”. Tout à fait compatible avec l’autoritarisme, qu’on retrouvera plus souvent à droite.

Collectivisme horizontal = Met l’accent sur l’interdépendance, l’entraide d’égal à égal, sans domination hiérarchique et forcing au conformisme et à la discipline. La coopération est valorisée, notamment dans le partage des ressources. Modalité anti-autoritaire du collectivisme.

Individualisme horizontal = Valorise l’autonomie, l’autodétermination, l’originalité, sans avoir à se comparer aux autres ou à les dominer. Chacun est libre de se définir selon ses propres critères en termes de réussite. Le succès des uns n’est pas perçu comme une perte pour les autres. Modalité anti-autoritaire de l’individualisme .

Dans les études sur les surjoueurs (jouant de façon à ce que cela altère leur qualité de vie, il a été découvert que leur surjeu était lié à un haut score à l’individualisme vertical ; on parle plus largement ici : https://www.hacking-social.com/2025/09/22/jouer-en-collectiviste-ou-en-individualiste-aj4/

Donc, une personne anti-autoritaire pourrait être tout autant collectiviste et individualiste, voire les deux ensemble selon la modalité “horizontal” et s’oppose aux modalités “verticales”.

Je ferme la parenthèse ici, je voulais le signaler, car je me désole de retrouver à gauche des discours binaires sur la question de l’individualisme VS le collectivisme. 

Les personnes anti-autoritaires ont un soutien actif aux libertés civiles, s’opposent à l’extra-punitivité, à la censure, défendent le droit à la protestation et à la dissidence [ Altemeyer, (1996, 2007); Duckitt, (2009)].

Concernant les visions du monde, les personnes anti-autoritaires ne voient pas le monde comme dangereux, hostile, ou compétitif [Duckitt & Sibley, 2010]. Elles ne croient pas généralement que l’humain serait “naturellement mauvais”, ce qui ne veut pas dire qu’elles croient que l’humain serait “bon de nature”. Elles ont cependant une certaine foi dans l’humanité, dans l’idée qu’un progrès de notre espèce animale est possible [Nilsson et Jost, 2020].  

Concernant les préjugés

Les personnes anti-autoritaires présentent un niveau plus faible en préjugés généraux, donc faible en misogynie, racisme, homophobie, transphobie, etc. [ Duckitt, J., & Sibley, C. G. (2007) ; Asbrock, F., Sibley, C. G., & Duckitt, J. (2010) ]. 

Paradoxe étonnant: il est possible que la personne anti-autoritaire se considère comme ayant de nombreux préjugés. Ce n’est pas une personne qui se vanterait de ne pas en avoir, précisément car elle travaille constamment à interroger ses propres préjugés internes, donc les verra plus souvent en elles que ne le verrait en eux les personnes ayant d’importants préjugés non assumés (donc qui ne font pas leur introspection). De plus, comme dit plus haut, les anti-autoritaires ont souvent une inclinaison plus forte à l’humilité, ce qui fait qu’elles ne vanteront pas de ne pas en avoir. 

Pour comprendre ce paradoxe, j’en parlais dans une émission d’Arte ici :

Au niveau de leur profession/activité

Selon le modèle SDO, on retrouvera davantage de personnes faibles en dominance sociale, et potentiellement anti-autoritaire, dans les milieux associatifs, éducatifs, soin à la personne, culture, aides humanitaires , beaucoup moins chez les cadres supérieurs d’entreprises hautement compétitives (monde des affaires), maintien de l’ordre, poste de pouvoir en général (elles n’aiment pas ça !) [ Sidanius, J., van Laar, C., Levin, S., & Sinclair, S. (2003) ; Haley, H., & Sidanius, J. (2005) ; Pratto, F., Sidanius, J., & Levin, S. (2006) ]

Ce qu’une personne anti-autoritaire n’est pas

Essayons de nous défaire de certains malentendus ou stéréotypes quant à la personnalité anti-autoritaire. 

D’abord, une personne anti-autoritaire peut être très engagée idéologiquement, vers des positions dites progressistes (plus souvent à gauche, Bizumic, B., & Duckitt, J. (2018) ;  Duckitt, J., & Sibley, C. G. (2010)  ). Mais cela ne veut pas dire qu’elle s’engagera tout aussi pleinement dans un parti politique. On peut même dire qu’il est possible qu’une personne autoritaire puisse avoir un plus faible niveau de partisanerie, en raison notamment de sa tendance à l’ouverture, à la diversité et à la divergence. La forte partisanerie peut en effet être associée à des formes de dogmatisme et d’intolérance à l’incertitude [Van Bavel & Percira, (2018) ; Crowson, H. M., DeBacker, T. K., & Davis, K. A. (2008) ; Zmigrod, L., Rentfrow, P. J., & Robbins, T. W. (2019) ]. 

Ça ne veut pas dire que les anti-autoritaires ne peuvent pas s’engager dans un parti, cela veut dire que leur engagement partisan ne sera jamais fermé, cloisonné, rigide, et ne déterminera pas leurs attitudes et actions. Ils pourront d’ailleurs plus facilement prendre leur distance avec leur parti si ce dernier est contraire aux valeurs citées plus haut. 

Une personnalité anti-autoritaire n’est pas une personnalité “warrior” viriliste qui est au dessus de ses émotions. Pas du tout. Au contraire, ce sont des personnes très sensibles, pouvant d’ailleurs être enclines à la dépression et à l’anxiété. Ce sont des personnes qui ressentent énormément, pouvant pleurer à chaudes larmes, et c’est précisément leur force, car c’est l’un des moteurs de leurs actions notamment contre les injustices, ils/elles ne seront jamais indifférents, c’est le moteur de leur désobéissance, de leur résistance. D’ailleurs, on sait aujourd’hui que les personnes qui ne coupent pas leur émotions, les écoutent, désobéissent davantage à des protocoles d’obéissance destructrice type Milgram [ Lepage, J., Bègue, L., Zerhouni, O., Courset, R., & Mermillod, M. (2019) ].

Une personne forte, engagée, rebelle, anti-autoritaire, est une personne qui sait encore pleurer, qui peut tomber, mais qui jamais n’abandonne face aux injustices.

Voilà à quoi peut ressembler une personnalité anti-autoritaire.

Encore une fois, cet article est une réécriture d’une réponse que j’ai pu faire en privé à une personne me posant la question. C’est là un écrit assez spontané, se reposant sur mes années de lecture de la littérature scientifique, nullement un article mûrement réfléchi pendant plusieurs semaines et relu par des pairs. 

J’ai voulu l’écrire car il est vrai que j’ai personnellement beaucoup présenté des profils autoritaires, et je me rends compte que l’inverse manquait, contrairement à Viciss qui avait déjà travaillé la question concernant ses travaux sur l’autodétermination et la personnalité altruisme, je vous renvoie d’ailleurs à elle pour approfondir tout cela. 

Sans doute ai-je écrit cet article car j’en avais moi-même besoin, ma manière de ne pas doomer, de sortir ma tête des autoritaires. Vous savez ce qu’on dit, à force de regarder trop longtemps l’abîme…. 

Alors pour une fois, j’ai voulu regarder en direction de ces personnalités qui m’inspirent, et leur rendre hommage. 

Bibliographie

Photo d’entête, street medic dans une manifestation d’octobre 2026 , issue de https://www.facebook.com/reel/4590573557864635

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Altemeyer, B. (2007). The authoritarians. https://theauthoritarians.org/

Amit, A., & Sagiv, L. (2013). The role of epistemic motivation in individuals’ response to decision complexity. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 121(1), 104–117.

Asbrock, F., Sibley, C. G., & Duckitt, J. (2010). Right-wing authoritarianism and social dominance orientation and the dimensions of generalized prejudice: A longitudinal test. European Journal of Personality, 24(4), 324–340.

Bizumic, B., & Duckitt, J. (2018). Investigating right wing authoritarianism with a very short authoritarianism scale. Journal of Social and Political Psychology, 6(1), 129–150.

Crowson, H. M., DeBacker, T. K., & Davis, K. A. (2008). The DOG Scale: A valid measure of dogmatism? Journal of Individual Differences, 29(1), 17–24.

Doherty, K. T. (1998). A mind of her own: Effects of need for closure and gender on reactions to nonconformity. Sex Roles, 38(9–10), 801–819.

Duckitt, J. (2009). Authoritarianism and dogmatism. Dans M. R. Leary & R. H. Hoyle (dir.), Handbook of individual differences in social behavior (p. 298–317). Guilford Press.

Duckitt, J., & Sibley, C. G. (2007). Right wing authoritarianism, social dominance orientation and the dimensions of generalized prejudice. European Journal of Personality, 21(2), 113–130.

Duckitt, J., & Sibley, C. G. (2010). Personality, ideology, prejudice, and politics: A dual-process motivational model. Journal of Personality, 78(6), 1861–1894.

Gaughan, E. T., Miller, J. D., & Lynam, D. R. (2012). Examining the utility of general models of personality in the study of psychopathy: A comparison of the HEXACO-PI-R and NEO PI-R. Journal of Personality Disorders, 26(4), 513–523.

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Krispenz, A., & Bertrams, A. (2024). Understanding left-wing authoritarianism: Relations to the dark personality traits, altruism, and social justice commitment. Current Psychology, 43(3), 2714–2730.

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Lee, K., Ashton, M. C., Ogunfowora, B., Bourdage, J. S., & Shin, K.-H. (2010). The personality bases of socio-political attitudes: The role of honesty–humility and openness to experience. Journal of Research in Personality, 44(1), 115–119.

Lepage, J., Bègue, L., Zerhouni, O., Courset, R., & Mermillod, M. (2019). Influence of authoritarianism, vagal tone and mental fatigue on obedience to authority. Cognition and Emotion, 33(2), 157–172.

McFarland, S. G., & Adelson, S. (1996, juillet). An omnibus study of personality and prejudice [Communication]. Congrès de l’International Society of Political Psychology, Vancouver, Canada.

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Mondak, J. J. (2010). Personality and the foundations of political behavior. Cambridge University Press.

Nilsson, A., & Jost, J. T. (2020). Rediscovering Tomkins’ polarity theory: Humanism, normativism, and the psychological basis of left-right ideological conflict in the U.S. and Sweden. PLOS ONE, 15(7), e0236627.

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Sibley, C. G., & Duckitt, J. (2008). Personality and prejudice: A meta-analysis and theoretical review. Personality and Social Psychology Review, 12(3), 248–279.

Sidanius, J., van Laar, C., Levin, S., & Sinclair, S. (2003). Social hierarchy maintenance and assortment into social roles: A social dominance perspective. Group Processes & Intergroup Relations, 6(4), 333–352.

Sparkman, D. J., & Blanchar, J. C. (2017). Examining relationships among epistemic motivation, perspective taking, and prejudice: A test of two explanatory models. Personality and Individual Differences, 114, 48–56.

Triandis, H. C., & Gelfand, M. J. (1998). Converging measurement of horizontal and vertical individualism and collectivism. Journal of Personality and Social Psychology, 74(1), 118–128.

Van Bavel, J. J., & Pereira, A. (2018). The partisan brain: An identity-based model of political belief. Trends in Cognitive Sciences, 22(3), 213–224.

Zettler, I., Thielmann, I., Hilbig, B. E., & Moshagen, M. (2020). The nomological net of the HEXACO model of personality: A large-scale meta-analytic investigation. Perspectives on Psychological Science, 15(3), 723–760.

Zmigrod, L., Rentfrow, P. J., & Robbins, T. W. (2020). The partisan mind: Is extreme political partisanship related to cognitive inflexibility? Journal of Experimental Psychology: General, 149(3), 407–418.


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