XP 7 – Pourquoi les américains nous paraissent-ils idiots ?

Nouvelle vidéo ! A voir ci-dessus en entête.

Peut-être avez-vous déjà eu le sentiment de vous sentir intelligent, cultivé, après le visionnage d’une vidéo sur Internet montrant la stupidité d’un individu ou d’un groupe. Ce sentiment n’est pas anodin et peut se comprendre, entre autres, par un biais d’attribution bien précis: l’erreur ultime d’attribution. Par ce biais, nos jugements vis-à-vis d’un groupe peuvent être biaisés, et dans les cas les plus graves cela peut renforcer différentes formes de discrimination. C’est ce biais que nous allons examiner dans cet épisode d’XP, tâchant de répondre à la question: pourquoi les américains nous paraissent-ils idiots?

On a abordé ces thèmes également ici :

Sur les attributions, dans le dossier « pôle emploi, voyage au cœur d’un formatage » :

Sur l’ethnocentrisme, dans le dossier « Espèce de facho, études sur la personnalité autoritaire » :

Sur l’effet Asch (ou conformisme) :

Sur l’erreur fondamentale d’attribution :

Et des explications complémentaires au sujet de l’effet Julien Lepers :

Bibliographie

  • Des attitudes aux attributions, sur la construction de la réalité sociale, J.C Deschamps et J.L Beauvois, presses universitaires de Grenoble
  • Ethnocentrism and their attributions for the behavior of Blacks: A motivational bias. J.Greenberg, D.Rosenfield, Whites Journal of Personality, Vol 47.643-57, Dec 1979
  • Psychologie de la communication et de la persuasion: Théories et applications, Claude Chabrol,Miruna Radu
  • Stéréotypes, discrimination et relations intergroupes  R. Leyens Bourhis,Jacques-Philippe
  • Psychologie sociale, S. Fiske
  • Intergroup violence and intergroup attributions, J. A Hunter, M. Stringer, R.P Waston
  • Differential social perception and attribution of intergroup violence: testing the lower limits of sterotyping of blacks, BL. Duncan, 1976
  • Explanations of successful performance on sexe-linked tasks : what is skill fort the male is luck for the female, K. Deaux et T. Emswiller, 1974
  • Case report, They saw a game : a case study, A. H. Hastorf et H. Cantri, 1954

Document vidéo

  • Vidéo sur la « stupidité » des américains :

  • Vidéo de l’expérience en France :

du blog : http://plombe.over-blog.com/article-24222182.html

Illustration :

Credit icônes (noun project) :

[disponible librement sur noun project]

  • Gan Khoon Lay
  • Magicon
  • Gregor Cresnar
  • Marco Galtarossa
  • b farias
  • Aleks
  • Suji
  • Agni
  • Aldric Rodríguez
  • Suji
  • Llisole
  • Andrew Doane
  • Luis Prado
  • Vladimir Belochkin

Musiques :

  • Générique : Wassyl Aldais
  • « Black Wing Metamorphosis », « Every Story Begins with a Name », Final Fantasy VII – Voices of the Lifestream – overclocked remix (http://ocremix.org)
  • « Danger 7-53» « The Toxic Avenger », Danger, FURI – Original Soundtrack
  • « Prelude to the war », «Something Dark Is Coming »  Bear Mccreary, Batllestar Galactica soundtrack season 2
  • « Agamemnon Rising », Jason Graves, The Order 1886
  • « The normandy », Jack Wall et Sam Hulick, Mass Effect Original Soundtrack
  • « Hydrogene », MOON, Hotline Miami Soundtrack
  • « Underwater Ruins », Nobuo Uematsu, Final Fantasy X HD Remaster Original Soundtrack
  • « Honeybee » «  GROUND ZEROES – Debriefing »,Ludvig Forssell, Metal Gear Solid V soundtrack
  • « Red Dwarf II », Siddhartha Barnhoorn, Out There Omega
  • « Control Section »,Akihiro Honda, Hiroshi Tanabe, Nobuko Toda, and Shuichi Kobori, Metal Gear Acid
  • « Remote Warning », Petri Alanko , Quantum Break
  • « Stained Glass », Darren Korb,Transistor Original Soundtrack
  • « TF29 »,Michael McCann, Deus Ex Mankind Divided

 

Gull Hackso Écrit par :

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12 Comments

  1. Ciredutemps
    7 septembre 2017
    Reply

    Bonjour!
    Si on considère que chaque groupe cherche à s’auto-valoriser, comment expliquez-vous que des femmes (voire, la plupart) intègrent aussi facilement l’idée comme quoi leur réussite est due à leur chance, et donc s’auto-dévalorisent?

    • Le Polybe
      7 septembre 2017
      Reply

      C’est du à leur socialisation, ce que je vais dire va être trop simpliste mais je prend le risque.

      Un homme ça doit être sûr de lui et la femme doit se faire plus discrète.

      Et comme ils ont dit les femmes se jugent entre eux en disant qu’elle est trop masculine par exemple.

      • Le Polybe
        7 septembre 2017
        Reply

        Attendez je vais me corriger.

        Les femmes peuvent d’auto-valorisées car elle forment un groupe malgré tout même si selon la société elles sont inférieur par rapport aux hommes.

        Mais j’avoue que j’arrive pas à trouver un exemple précis. -_-

    • Viciss Hackso
      7 septembre 2017
      Reply

      Je dirais parce que globalement les préjugés à leur sujet et les petits actes de sexisme répétés et l’absence de soutien de leur compétences font que leur estime d’elle même a tendance à être beaucoup trop bas,

      Dans des études sur la creativité de Mihaly (80 sujets tous avec des nobels, bref reconnu pour leur apport créatif) c’était assez dramatique de voir à quel point les femmes avaient du avancer totalement seules, sans mentor assidu ou aide d’autrui pour leur compétence ; alors que les hommes sont aidés par les autres hommes qui les guident pour apprendre leur compétence, leur donnent feed back et soutien moral, leur aident à trouver du support et de la reconnaissance (via le reseautage scientifique par exemple) donc cela leur donnent une bonne estime d’eux même, car ils reçoivent de l’attention, donc ils savent leur « valeur ».
      Alors que les femmes reçoivent le minimum de soutien, parfois aucun, voire pire c’est la guerre pour se faire valoir dans les labos parce que leurs recherches sont pas prises au sérieux sans raisons vraiment objectives.
      Donc quand une réussite advient, vu que personne ne leur a jamais dit à quel point leur boulot était bien, elle attribue ça à la chance.
      C’est une terrible situation, parce que les femmes sont obligés de quémander des avis sur leur travail pour avoir des feedback et s’en culpabilisent ensuite parce la société attend qu’elles soient effacée, discrètes, pas orgueilleuses, pas narcissique (et aussi maigres, belles, hetero, mère au bon age mais pas trop d’enfant quand même, au foyer mais aussi travailleuse, amante mais pas don juan-ne, bref que des injonctions paradoxales), alors qu’elles veulent juste faire progresser leur travail, savoir où elle en sont.
      Parfois même on ne les croit pas que c’est leur travail, ou est attribué leur travail à leur mari/pére/ami(ou n’importe quel homme de leur entourage), donc elles sont forcés de rappeler qu’elles sont à l’origine de leur travail, ce qui les taxent d’égocentrique et de tout « ramener à elles ». Ce sont des situations impossibles, ou la femme ne peut que être dédouanée mais qui sont créé par les préjugés, les attitudes sexistes autour d’elle.
      Bref, du coup avoir un minimum d’estime de soi pour pas être dépressive est vraiment un parcours du combattant dans ces situations.
      Heureusement qu’il y a des hommes et femmes qui savent faire fi du genre/de l’origine/etc. et apportent leur soutien, leur écoute, leur aide, leur reconnaissance, leur feed back à tous, qu’importe leurs caractéristiques. Clairement le monde a besoin de plus de mentors de la sorte.

    • Shamyase
      7 septembre 2017
      Reply

      Il faut aussi considérer que hommes et femmes vivent ensemble depuis la naissance de l’humanité, tandis que les ethnies n’ont elles pas toujours vécu côte à côte.
      La discrimination de la femme par rapport à l’homme est donc bien plus assimilée et intégrée que n’importe quelle autre.forme de discrimination.

      Là où on va observer un choc de cultures pouvant mener à des préjugés racistes dans le cas de la peur de la couleur de peau, dans le cas du sexisme on observera plutôt des filles qui dès leur plus jeune âge, apprennent par reproduction à s’intégrer en société comme maman. Là où des personnes d’origine ou religions différentes auront leur propre famille et cadre social pour contester les préjugés exprimés par des gens issus d’un autre cadre social, les femmes n’ont que d’autres femmes ayant elles-mêmes bien assimilé le sexisme, et pour beaucoup même, y contribuant.
      Le sexisme étant une discrimination absolument structurelle de notre société, se rendre compte de sa propre situation en temps que femme nécessite un travail de désassimilation, de désapprentissage, tout en acceptant de n’être que peu soutenues (cf. ce que disait Viciss Hackso), voire pour certaines, carrément rejetées. Et ce rejet peut aussi s’exprimer dans un cadre de proches (expériences persos).
      Le féminisme reste un mouvement extrêmement récent, qui prend de l’ampleur mais qui tend encore à être décrédibilisé, que ce soit par des hommes ou… des femmes.

      D’ailleurs il est intéressant de savoir que ce qui a le plus permis la « libération » et « l’émancipation » des femmes, c’est le fait qu’elles puissent avoir un pouvoir d’achat, développer un marché spécifique, et donc ramener de la thune aux hommes d’entreprise.
      Certains magasines féminins en sont l’exemple parfaits, qui sous couvert de féminisme, continuent à traiter de sujets dits « féminins », mais laissent toujours à leur équivalent généraliste (par déduction destiné aux hommes) le soin de parler politique et sujets de société essentiels.

  2. Diou
    8 septembre 2017
    Reply

    Comme le dis Médine dans allumettes
    « J’te l’répète encore : l’amour des siens c’est pas la haine des autres »

  3. alex dupont
    9 septembre 2017
    Reply

    Moines bouddhistes ou pas… Cela ne ns dit pas quelle est la couleur du cheval blanc d’Henri IV !

  4. laurent quark
    10 septembre 2017
    Reply

    la situation du début de la vidéo peut s’expliquer aussi par un tri sélectif des données (les journalistes montrent que ce qu’ils veulent montrer pour aller dans le sens qu’ils veulent montrer) et/ou une négligence de la taille de l’échantillon (les spectateurs oublie de considérer qu’il y a des millions d’américains et qu’il ne faut pas généraliser à partir d’un si petit nombre).

    • Viciss Hackso
      10 septembre 2017
      Reply

      Alors la vidéo sur les américains n’est pas un reportage « sérieux » de journalistes, c’est une pure manipulation à tous les niveaux avec emploi de symboles d’autorité, langage paradoxal, mise en stress des personnes, et oui montage, tri ;
      Cette vidéo, qui a employé les mêmes techniques sur des français (et les mêmes résultats) le montre très très bien (et ils expliquent comment ils ont manipulés les gens et l’image pour le faire) : https://www.dailymotion.com/video/x78ekq et l’explication : http://plombe.over-blog.com/article-24222182.html

  5. 3rw4n
    21 septembre 2017
    Reply

    Merci HackSo et Horizon Gull pour cette nouvelle vidéo: comme souvent c’était super-intéressant.

    J’arrive peut-être un peu tard, mais j’aimerais avoir (au cas où vous prévoiriez un prochain SAV sur cet épisode) quelques précisions sur les différents concepts de psychologie sociale que vous utilisez. Ces précisions porteraient sur les dispositions culturelles des expérimentations qui ont abouti aux concepts que vous décrivez.

    Je m’explique (et j’essaie de me faire comprendre 😉 ). Il me semble que la plupart des expériences que vous nous décrivez sont experimentées dans des conditions culturelles assez spécifiques: càd ce que l’on nomme assez communément, la culture occidentale. Donc, tout bêtement, est-ce que ces expériences ont été reproduites dans des cultures différentes (je pense notamment à des communautés asiatiques, africaines ou méso et sud-américaines)? N’est-ce pas là un point critique qui existe dans la controverse scientifique autour de ces concepts?

    Mon hypothèse est qu’il doit peut-être avoir un biais culturel sur ces concepts, ne serait-ce pas des expériences qui ne mettraient en valeur que des dispositions psychologiques occidentales ? (encore faudrait-il définir ce qu’est la culture occidentale…).

    Bref, est-ce que ces expériences ont été reproduites dans des ethnies aux cultures différentes? Si oui, quelles ont été les conclusions? Sinon, ne serait-il pas intéressant de les conduire dans des dispositions culturelles « différentes »? Je pense aussi que ces expériences ont été conçues pour ces dispositions culturelles particulières (cult. occid.), et est-il possible d’avoir des procédures méthodologiques satisfaisantes pour reproduire et comparer les résultats antérieurs avec des dispositions culturelles autres que la culture occidentale? (ou a-t-il été pensé et testé de telles procédures?)

    J’aimerais vraiment que vous nous éclairiez sur ces aspects, cela peut donner à réfléchir. J’espère avoir été assez clair dans mon propos, et s’il y a des points qui vous semblent incohérents, n’hésitez pas à me demander, j’essaierai au mieux de clarifier mon questionnement. Je tiens à souligner que mes domaines de compétence ne sont pas de la psychologie sociale, de l’anthropologie ou de la sociologie (même si je raffole de ces travaux 🙂 ), ce qui explique quelques approximations lexicales. Je vous en supplie, corrigez-moi s’il le faut.

    Merci encore une fois.

    3rw4n

    • Viciss Hackso
      21 septembre 2017
      Reply

      Merci pour ces questions très intéressantes !

      «  Est-ce que ces expériences ont été reproduites dans des cultures différentes (je pense notamment à des communautés asiatiques, africaines ou méso et sud-américaines)? N’est-ce pas là un point critique qui existe dans la controverse scientifique autour de ces concepts? »

      Oui elles sont reproduites dans d’autres cultures, c’est pour cela que les chercheurs peuvent affirmer qu’il y a des différences entre culture occidentale individualiste et culture orientale plus collectiviste.
      L’attribution causale a une connexion politique, sociétale : dans une culture individualiste, le « système » tient parce que les personnes sont concentrées sur les individus, leurs fautes individuelles, leurs réussites individuelles ; autrement dit, dans un monde néolibéral/ultralibéral (que j’aurais plus tendance à appeler pour ma part pseudolibéral, car la liberté est feintée ou mal distribuée, pas réelle dans bien des cas) : il est bien vu en entreprise par exemple d’expliquer ses échecs par sa faute, sans remettre en cause le groupe, l’organisation, les déterminations sociales. Ainsi l’entreprise se protège de toute accusation et peut ainsi conserver tout pouvoir sur les individus, via une forme d’autorité masquée (via des techniques de manipulation comme la soumission librement consentie, j’explique un peu ici : https://www.hacking-social.com/2014/04/02/idclic-de-france-telecom-orange-un-exemple-de-manipulation-mentale-par-lengagement/ )

      Dans les sociétés collectivistes, l’accent est mis sur les rôles de chacun pour servir le groupe, c’est très clair, chacun doit tenir une place définie et obéir au rôle, et tout le monde est conscient du rôle de chacun. Le groupe social, ce qu’il fait est clair aussi, ainsi ils font moins d’erreurs fondamentales d’attribution parce qu’ils ont conscience des rôles, entre autres.

      Cela ne veut pas dire que c’est une meilleure société, que les individus seraient plus intelligents ou qu’il y aurait moins de discrimination, c’est simplement que le focus est différent chez eux. Par exemple au Vietnam (je cite ce pays, car j’ai de la famille là bas et des origines vietnamiennes) , il y a parfois une forte superstition, on est dans une attribution causale totalement externe ; ce n’est pas parce que les gens sont bêtes, mais parce que cela permet d’organiser la société collectivement : à un certain moment de l’année, les croyances poussent les gens à faire du ménage à fond, tout le monde s’y met, s’y entraide, cela renforce la cohésion, symboliquement c’est préparer tout le corps social au renouveau, un nouveau départ, à travailler ensemble au même but.

      Ainsi pour les biais qui sont liés à l’organisation sociale, la politique, le social en général sont différents entre les cultures, parce qu’être immergé dans tel ou tel mode d’organisation, c’est avoir une perception différente qui sert de façon différente le corps social. On voit là tout l’intérêt de voyager beaucoup, aller à la rencontre de culture différente pour s’ouvrir l’esprit:)

      Les attributions causales (et leur biais) sont donc différentes selon les cultures, mais aussi la dissonance cognitive (là encore les cultures non-occidentales ne font pas beaucoup de dissonance), et les questions de pouvoir.
      Voici toutes les sources dont je tire ces infos et d’autres encore :

      Etude de Choi, Norenzayan, 1999 ; Morris, Menon et Ames 2001 ; Norenzayan et Nisbett 2000 ont conclu que l’erreur fondamentale d’attribution était soit plus faible, soit inexistance dans les cultures de l’est de l’Asie (Corée, Japon Chine) ; les personnes font appel à des facteurs contextuels pour expliquer les situations, comme le rôle, l’identité sociale, la profession.

      Études de Uleman, Hon, Roman et Moskowitz 1996, montrent que les personnes issues de sociétés collectivistes ont tendance à moins inférer les traits de personnalité à partir de comportement (par exemple lorsqu’il doivent analyser quelqu’un qui s’enerve, il ne vont pas dire d’abord qu’il est colérique comme les personnes des sociétés individualistes ; mais qu’il a subi un événement énervant par exemple) et ils ont plus d’heuristiques les amenant à prendre en compte les facteurs situationnels dans la détermination des comportements.

      Études de Choi, Dalal, Kim, Prieto et Park 2003 ont montré que les Coréens prenaient en compte plus d’informations que les Américains pour expliquer un comportement déviant ou un comportement prosocial et disposaient d’une orientation plus holistique que ces derniers. La plus grande quantité d’information prise en compte par les Coréens expliquerait leur préférence pour l’externalité.

      La liste n’est pas exhaustive:) évidemment, cela pose la question de l’étude de l’ethnocentrisme et des discriminations dans les pays collectivistes, parce qu’évidemment ces problèmes y existent, mais par contre cela a une mécanique différente qu’en occident.

      À noter qu’il y a aussi des variations dans la culture individualiste aussi ; par exemple Bowman, Kitayama et Nisbett (2009) ont remarqué que les individus de la classe moyenne faisaient plus d’attributions situationnelles que les individus de la classe ouvrière ; les chercheurs expliquent que ce serait dues aux inégalités. Étant plus à la merci du pouvoir, il s’agit là d’une volonté implicite d’autonomie exprimée par les attributions. Rien à voir avec le niveau culturel ou l’intelligence, c’est vraiment dû à leurs conditions sociales aliénantes qui les poussent à répondre, par compensation, avec la valeur « autonomie », ce qui paradoxalement les pousserait à être plus allégeants, ce qui arrange le système pseudolibéral. Le système social s’alimente ainsi.

      Pour conclure je rappellerais que par contre la soumission à l’autorité est universelle, intemporelle : presque tout le monde se soumet quel que soit la culture, les pays, l’époque, le statut social. Je pense que quelque soit la forme de la société (individualiste ou collective) il y a un noyau dominant qui est plus au moins explicite ou masqué qui est la forme hierarchique, où un dominant ordonne au dominé. Pour voir les résultats c’est par ici : https://www.hacking-social.com/2014/10/07/de-lautorite-lexperience-la-plus-terrible-de-la-psychologie-restera-toujours-dactualite/

      J’espère que cela aura pu te donner quelques compléments, n’hésites pas si tu as d’autres questions 🙂

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